Niger : la transition fixée à cinq ans lors des assises nationales
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Niger : la transition fixée à cinq ans lors des assises nationales

Les assises nationales organisées au Niger du 15 au 20 février 2025 à Niamey ont abouti à une décision clé concernant la transition politique du pays. Après plusieurs jours de débats et de consultations entre les différents acteurs politiques, militaires et représentants de la société civile, la durée de la transition a été fixée à cinq ans.

Ces assises nationales, convoquées par les autorités militaires en place depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, avaient pour objectif d’établir une feuille de route pour la restauration d’un pouvoir civil. Les délégués présents ont estimé qu’une période de cinq ans était nécessaire pour stabiliser le pays, réformer les institutions et garantir des élections transparentes.

Les discussions ont réuni des représentants du gouvernement de transition, des partis politiques, des organisations de la société civile et des chefs traditionnels. Si certains acteurs nationaux et internationaux espéraient une transition plus courte, les responsables militaires ont défendu l’idée qu’une période plus longue était essentielle pour assurer une transition réussie.

Pendant cette période de transition, les autorités ont annoncé leur intention de mettre en place plusieurs réformes, notamment dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et de l’économie. L’un des principaux défis reste la lutte contre l’insécurité, notamment dans les zones touchées par les attaques djihadistes.

En outre, la révision du cadre électoral et la mise en place d’institutions plus solides figurent parmi les priorités annoncées. La question du retour à l’ordre constitutionnel reste un sujet sensible, avec une partie de l’opposition et de la communauté internationale qui plaident pour un calendrier plus court.

La décision de fixer la transition à cinq ans a suscité des réactions diverses. Certains citoyens et leaders politiques ont salué une approche qui permettrait une refondation en profondeur du pays, tandis que d’autres expriment leurs inquiétudes quant à un possible maintien prolongé des militaires au pouvoir.

La communauté internationale, notamment la CEDEAO, a appelé à un retour rapide à un régime civil et pourrait revoir sa position face à cette décision. Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer comment cette feuille de route sera mise en œuvre et si des ajustements seront envisageables en fonction des dynamiques internes et des pressions extérieures.

En attendant, le Niger s’engage dans une période charnière de son histoire politique, avec l’espoir que cette transition aboutira à une stabilité durable et à une gouvernance renforcée.

LA REDACTION

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