Le jeudi 7 août, famille, amis et collègues se sont réunis au domicile familial de Fulbert Mouanodji pour lui rendre un dernier hommage. Ancien directeur de cabinet du délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Est, il est décédé le 2 août dans des circonstances encore mal élucidées.
La tristesse était profonde, mais la colère également présente. Beaucoup dénoncent les zones d’ombre entourant sa mort. À l’entrée de la maison, une photo de Fulbert, souriant, contrastait avec la douleur et l’indignation des proches.
Le gouvernement, représenté par Bachar Ali Souleymane, secrétaire général de la Primature, est venu présenter ses condoléances. Il a assuré que les autorités feraient tout pour éclaircir l’affaire et remettre le corps à la famille. Des discussions sont en cours pour transférer la dépouille à N’Djamena.
La famille, par la voix de Beyalem Ambroise, oncle du défunt, reste catégorique :
« Nous demandons le reste du corps de notre fils, de notre frère, pour l’enterrer dignement et faire notre deuil. »
Ce drame est encore plus douloureux pour les proches car Fulbert Mouanodji a été enterré à la hâte, dans la nuit du 2 août, sans autopsie ni accord familial. Aujourd’hui, au-delà du deuil, ses proches réclament vérité et justice.
LA REDACTION
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