Le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a officialisé vendredi 8 août sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 23 novembre 2025, marquant ainsi son entrée dans la course pour un deuxième mandat. Particularité de cette nouvelle candidature : le chef de l’État se présentera en tant qu’indépendant, porté par un mouvement fraîchement créé, « Avancer ensemble ».
Lors d’une cérémonie organisée pour l’installation du nouveau Premier ministre, Braima Camara, nommé la veille en remplacement de Rui Barros, le Président Umaro Sissoco Embalo a dévoilé son projet de rassemblement.
« Ma priorité, c’est le peuple, pas les partis », a-t-il déclaré, appelant toutes les forces politiques et organisations de la société civile à se joindre à son initiative. L’objectif affiché : dépasser les clivages politiques traditionnels pour poursuivre et accélérer les projets de développement déjà engagés.
En mars dernier, le président avait déjà laissé entendre qu’il briguait un second mandat, une annonce qui avait surpris de nombreux observateurs. En effet, lors de son élection en 2019 et de sa prise de fonctions en février 2020, Umaro Sissoco Embalo avait affirmé qu’il ne ferait qu’un seul mandat.
Ce revirement a suscité des réactions contrastées : tandis que ses partisans saluent la continuité de sa vision, une partie de l’opposition conteste sa légitimité, estimant que son mandat s’est achevé en février 2025.
La Guinée-Bissau, pays marqué par une instabilité politique chronique et des tensions institutionnelles récurrentes, s’apprête à vivre une nouvelle campagne électorale sous haute surveillance. Umaro Sissoco Embalo a insisté sur la nécessité d’un processus pacifique et transparent, exhortant l’armée à rester neutre.
« Nous devons montrer au monde que notre démocratie est mature et que notre priorité commune, c’est le bien-être des citoyens », a-t-il souligné.
Avec son nouveau mouvement « Avancer ensemble », le président entend élargir sa base électorale au-delà des structures partisanes traditionnelles. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer sa capacité à mobiliser un soutien populaire et institutionnel dans un contexte politique fragmenté.
L’élection du 23 novembre sera non seulement un test pour Umaro Sissoco Embalo, mais aussi pour la stabilité politique de la Guinée-Bissau, à l’heure où le pays cherche à consolider ses institutions démocratiques.
LA REDACTION
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