À l’occasion du Forum OSH By All Lyon 2025, organisé par la Fondation Une Santé Durable pour Tous autour du thème « Together for a Healthy Planet & Healthy Life ! », le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a défendu une vision forte : celle d’une communication plus inclusive et participative autour de l’approche « One Health » en Afrique.
Portée par une délégation africaine coordonnée par Galien Africa, cette rencontre internationale a réuni chercheurs, décideurs, acteurs de la société civile et journalistes pour réfléchir à des solutions globales face aux défis de santé publique. L’approche One Health, qui relie la santé humaine, animale et environnementale, a été au cœur des débats.
Lors d’une table ronde consacrée à la conception des politiques publiques « One Health », M. Boubacar Sow, directeur du partenariat au REMAPSEN, a rappelé le rôle stratégique des médias africains dans la vulgarisation et la compréhension de cette approche interconnectée.
« Les médias constituent un maillon essentiel entre les scientifiques, les décideurs et les populations. Ils permettent de rendre accessibles des enjeux complexes liés à la santé et à l’environnement », a-t-il souligné devant un public attentif.
Le représentant du REMAPSEN a présenté le réseau comme un véritable acteur de changement, mobilisant des journalistes formés à traiter les questions de santé publique selon une vision intégrée. Pour lui, renforcer les capacités des médias africains est indispensable afin qu’ils puissent non seulement informer sur les crises sanitaires, mais aussi éduquer les populations sur les liens étroits entre santé humaine, animale et environnementale.
M. Sow a également insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats durables entre les médias, les institutions sanitaires et les acteurs environnementaux, pour garantir une couverture continue et contextualisée des enjeux de santé publique.
Malgré les avancées, le directeur du partenariat du REMAPSEN a pointé plusieurs lacunes majeures dans la communication autour des politiques publiques « One Health » en Afrique.
« La communication reste trop institutionnelle et verticale. Les messages produits par des experts pour des experts ne touchent pas suffisamment les communautés », a-t-il déploré.
Selon lui, l’insuffisante implication des médias locaux et communautaires limite la diffusion de messages cohérents et durables. De plus, le manque de contenus dans les langues nationales empêche une réelle appropriation par les populations rurales, souvent les plus exposées aux risques sanitaires.
Autre constat : les canaux numériques, notamment les réseaux sociaux et plateformes mobiles, demeurent sous-exploités, alors qu’ils représentent un levier puissant pour informer rapidement et largement.
Face à ces constats, le REMAPSEN plaide pour une communication plus inclusive et décentralisée, intégrant pleinement les médias africains dans la mise en œuvre des stratégies « One Health ».
« L’approche ne pourra réussir que si tous les acteurs – scientifiques, décideurs, journalistes et communautés – travaillent ensemble de manière cohérente et continue », a conclu Boubacar Sow.
Par cette intervention remarquée, le REMAPSEN réaffirme son engagement à bâtir un espace médiatique africain capable de porter la voix des populations et de participer activement à la construction d’une santé durable pour tous.
La Rédaction



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