La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’est dite « profondément consternée » après les violences intercommunautaires survenues le mardi 4 novembre à Dibebè, dans le département de N’Goura, province du Hadjer Lamis. Selon les premières informations, le drame aurait fait au moins 33 morts.
Dans un communiqué publié ce jeudi, la CNDH a exprimé sa « profonde tristesse » face à cette nouvelle flambée de violence qui endeuille plusieurs familles. L’institution nationale de défense des droits humains a exhorté les autorités administratives, militaires et judiciaires à « gérer cette crise avec diligence et transparence », tout en appelant le gouvernement à agir rapidement pour rétablir l’ordre et la confiance entre les communautés.
La Commission a également exigé que les auteurs de ces violences soient identifiés, recherchés et traduits en justice, conformément aux lois en vigueur. « Nul ne doit rester impuni face à des actes qui menacent la cohésion nationale et le droit à la vie », peut-on lire dans le texte.
Par ailleurs, la CNDH a rappelé à l’État son devoir premier : assurer la sécurité et la protection de tous les citoyens. Elle l’a invité à s’engager « résolument pour garantir une paix durable entre les différentes communautés » du pays, souvent confrontées à des tensions récurrentes liées à des différends fonciers ou pastoraux.
La Commission a adressé ses « sincères condoléances » aux familles des victimes, tout en réitérant son engagement à suivre de près l’évolution de la situation et à œuvrer pour la promotion de la paix et de la justice au Tchad.
La Rédaction



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