Le Secrétariat Général de la Présidence de la République, a réagi avec fermeté aux accusations portées par l’Association des Jeunes Leaders pour la Promotion de l’Espace Numérique au Tchad (AJLPENT). Dans un communiqué publié le 7 novembre, le SGPR a tenu à « rétablir la vérité » au sujet du Centre d’Innovation Technologique de N’Djaména (CIT-N’Dj), au cœur d’une controverse sur la paternité du projet.
Selon le communiqué signé par M. Haroun Hassan Baba, le SGPR « réfute avec la plus grande fermeté » les accusations de spoliation formulées par l’AJLPENT. Le document précise que le CIT-N’Dj est un projet institutionnel d’État, initié, structuré et piloté sous la coordination directe de la Présidence, en collaboration avec les ministères concernés et une équipe technique « de très haut niveau ».
Le SGPR insiste sur la chronologie du projet, qui, selon lui, démontre clairement son antériorité par rapport aux prétentions de l’AJLPENT.
Le projet aurait été conceptualisé dès janvier 2025, puis validé par le Président de la République le 20 février 2025. Une équipe technique aurait produit une première ébauche présentée à un comité interministériel dès le 26 février.
Toujours selon la Présidence, une retraite stratégique à Dandy en mars 2025 aurait permis la rédaction du schéma directeur du projet.
La restitution des travaux en juillet a ensuite abouti à la création officielle du CIT-N’Dj par Arrêté présidentiel n°0050/PR/SGP/2025, signé le 1er septembre 2025, soit avant la date du 9 mai 2025, à laquelle l’AJLPENT affirme avoir déposé un projet similaire.
Ces éléments, affirme le communiqué, « établissent sans ambiguïté le caractère institutionnel du CIT-N’Dj ».
Le SGPR dit avoir pris « avec surprise » connaissance du point de presse accusatoire organisé par l’AJLPENT le 5 novembre, malgré « les clarifications déjà apportées » par l’équipe du projet.
Dans un souci d’apaisement, la Présidence affirme avoir invité l’association à une réunion de clarification le 6 novembre, invitation que cette dernière aurait « déclinée ».
En conclusion, le Secrétariat Général de la Présidence appelle à la retenue et à l’éthique publique, rappelant que le CIT-N’Dj s’inscrit dans la vision du Président de la République pour la jeunesse et le numérique.
Il invite le président de l’AJLPENT à démentir publiquement les accusations, faute de quoi des poursuites judiciaires pourraient être engagées.
La Rédaction



Laisser un commentaire