L’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été remis en liberté ce lundi 10 novembre, près de trois semaines après son incarcération à la prison de la Santé, à Paris, suite à sa condamnation dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
La décision de la cour d’appel de Paris intervient après une audience au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a comparu en visioconférence depuis sa cellule. Le parquet général avait requis sa mise en liberté, plaidant que le maintien en détention provisoire n’était plus justifié, aucun risque de dissimulation de preuves ou de pressions sur les témoins n’étant constaté.
L’ex-chef de l’État, âgé de 70 ans, a été condamné à cinq ans de prison, dont une partie avec exécution provisoire, pour avoir laissé ses collaborateurs solliciter secrètement un financement auprès de la Libye de Mouammar Kadhafi. Il conteste toujours ces accusations et a fait appel de sa condamnation, dont l’audience est prévue en mars 2026.
Placée sous un contrôle judiciaire strict, sa remise en liberté impose notamment une interdiction de quitter la France et d’entrer en contact avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que les autres protagonistes de l’affaire libyenne.
Lors de son intervention en visioconférence, Nicolas Sarkozy a exprimé son attachement à la justice et la difficulté de son incarcération : « C’est dur, très dur, et je dirais même que c’est éreintant », a-t-il déclaré.
Après 21 jours de détention, l’ancien président pourra retrouver son domicile dans les prochaines heures, mettant fin à ce qu’il a qualifié de « cauchemar ». Son avocat a précisé que désormais, tous les efforts se concentreront sur son procès en appel.
Cette libération survient dans un contexte judiciaire marqué par d’autres protagonistes du dossier libyen : l’intermédiaire Alexandre Djouhri reste en détention, tandis que l’ex-banquier Wahib Nacer a été libéré le 28 octobre.
La Rédaction



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