Politique : Saleh Kebzabo sonne l’alerte face au clanisme et à la corruption
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Politique : Saleh Kebzabo sonne l’alerte face au clanisme et à la corruption

La scène politique tchadienne a vibré au rythme d’un discours aussi rare que percutant. À l’ouverture du 7 congrès de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo a brisé le silence. D’une voix ferme et assumée, le président du parti et ancien Premier ministre a lancé un avertissement clair au sommet de l’État : il est temps de mettre fin aux nominations qu’il juge inappropriées et dangereuses pour la cohésion nationale.

Sans détour, Kebzabo a dénoncé ce qu’il considère comme des dérives préoccupantes de la gouvernance actuelle, pointant du doigt le clanisme et une corruption devenue trop visible. Selon lui, ces pratiques alimentent frustrations et divisions, érodant peu à peu la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Dans un appel direct au maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, le leader de l’UNDR a exhorté le chef de l’État à reprendre la main sur les décisions engageant l’avenir du pays. « Par amour pour le président et pour le Tchad », a-t-il martelé, justifiant une prise de parole qu’il veut constructive, guidée par le souci d’un redressement national. Pour Kebzabo, gouverner, c’est aussi savoir s’entourer avec discernement et refuser les choix dictés par des intérêts étroits.

Rappelant la responsabilité historique qui incombe au président de la République, il a insisté sur une vérité fondamentale : au bout du compte, c’est devant le peuple tchadien que le chef de l’État devra répondre de sa gestion. Une mise en garde solennelle, teintée à la fois de loyauté et d’exigence.

Cette sortie publique, inhabituelle par son ton et son timing, n’a pas manqué de faire réagir. Elle soulève de nombreuses interrogations dans les cercles politiques : s’agit-il d’un simple rappel à l’ordre ou des prémices d’un malaise plus profond entre l’UNDR et le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir ?

Quoi qu’il en soit, cette déclaration marque un tournant. Elle redessine les lignes du débat politique et annonce, peut-être, une période de recomposition et de tensions au sommet de l’État. Les prochains mois diront si cet appel restera lettre morte ou s’il ouvrira la voie à une gouvernance plus responsable et équitable, telle que souhaitée par Saleh Kebzabo.

La Rédaction

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