À l’ONU, le Premier ministre soudanais presse la communauté internationale de “se ranger du bon côté de l’histoire”
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À l’ONU, le Premier ministre soudanais presse la communauté internationale de “se ranger du bon côté de l’histoire”

Dans une allocution solennelle prononcée lundi au siège des Nations unies, le Premier ministre soudanais Kamil Idris a appelé le Conseil de sécurité à soutenir sans réserve le plan de paix proposé par son gouvernement, présenté comme la dernière chance de mettre fin à une guerre civile qui ravage le pays depuis des mois.

Face aux diplomates réunis, Idris a exhorté l’ONU à « se ranger du bon côté de l’histoire », une formule lourde de sens alors que la communauté internationale peine à adopter une position unifiée sur le conflit soudanais, marqué par des violences massives, un déplacement record de civils et un effondrement progressif des institutions.

Le chef du gouvernement a plaidé pour la mise en place d’un « cessez-le-feu supervisé conjointement par l’ONU, l’Union africaine et la Ligue arabe ». Cette supervision tripartite viserait, selon lui, à garantir une neutralité incontestable, à éviter les violations répétées observées lors des précédentes tentatives de trêve, et à offrir un cadre robuste pour un retour progressif à l’ordre civil.

Dans un discours énergique, Idris a également exigé le « retrait des milices rebelles des zones occupées » ainsi que leur « désarmement », qualifiant ces mesures de conditions indispensables à tout processus politique crédible. Il a affirmé que son gouvernement était prêt à ouvrir des pourparlers immédiats dès lors qu’un cessez-le-feu effectif serait établi.

Cette intervention intervient alors que les combats s’intensifient dans plusieurs régions du pays, aggravant une crise humanitaire déjà qualifiée de « catastrophique » par les agences onusiennes. Les appels à une action plus ferme du Conseil de sécurité se multiplient, tandis que la rivalité entre puissances internationales continue de bloquer des résolutions plus contraignantes.

Kamil Idris, conscient du scepticisme d’une partie de la communauté internationale, a tenté de rassurer : « Nous ne demandons pas un chèque en blanc, mais une chance. Une chance de sauver notre pays avant qu’il ne sombre définitivement. »

Reste à savoir si cet appel vibrant trouvera un écho au sein du Conseil de sécurité, où plusieurs membres craignent que le plan ne profite avant tout au gouvernement soudanais sans offrir de garanties suffisantes aux groupes armés.

Pour l’heure, le sort du Soudan reste suspendu aux négociations diplomatiques et à la volonté des parties de revenir à la table du dialogue. Mais à New York, le Premier ministre a voulu croire que son pays n’était pas encore condamné : « L’histoire jugera notre action. Et elle n’épargne personne. »

La Rédaction

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