En quelques heures, l’Amérique latine a été ébranlée : des forces spéciales américaines ont exfiltré le président vénézuélien au terme d’une opération secrète dont les détails restent flous. Un geste rare, qui bouleverse l’équilibre politique régional et souligne l’extrême fragilité du pouvoir à Caracas.
L’intervention survient alors que le Venezuela traversait une crise multidimensionnelle : effondrement économique, inflation hors de contrôle, rivalités internes et affaiblissement du contrôle territorial. Face à la montée des tensions et aux risques d’escalade violente, la position du chef de l’État était devenue difficilement tenable.
Washington justifie son action par trois objectifs : stabiliser une zone stratégique proche des routes énergétiques, contrer l’influence de puissances comme la Russie et l’Iran, et protéger ses intérêts économiques, notamment pétroliers. Une manœuvre présentée comme humanitaire, mais profondément géopolitique.
En Amérique latine, l’opération divise :
- Brésil et Colombie appellent au retour de la stabilité.
- Mexique et Bolivie dénoncent une « ingérence dangereuse ».
- À Caracas, l’opposition salue « la fin d’une ère » tandis que les loyalistes crient au « coup d’État orchestré ».
Cette fracture réveille le souvenir des interventions américaines passées, souvent perçues comme intrusives.
Le départ forcé du président laisse en suspens la question centrale : qui dirige désormais ?
Les défis immédiats sont considérables : éviter un vide institutionnel, restaurer l’ordre public, relancer le dialogue politique et tracer la voie vers des élections crédibles.
Cette opération marque :
- La vulnérabilité extrême du pouvoir vénézuélien,
- Le retour affirmé des États-Unis comme acteur direct en Amérique latine,
- La montée des rivalités entre grandes puissances sur le continent,
- L’urgence de reconstruire un avenir pour une population épuisée par la crise.
Le Venezuela entre ainsi dans une phase décisive. Et, une fois de plus, les regards du monde se tournent vers Caracas.
La Rédaction



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