La scène politique ivoirienne connaît un nouveau tournant. Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté, ce mercredi, sa démission ainsi que celle de l’ensemble de son gouvernement au président de la République, Alassane Ouattara. Une décision acceptée par le chef de l’État, comme l’a annoncé Masséré Touré, secrétaire générale de la présidence, dans un communiqué officiel lu en début d’après-midi.
Cette démission collective intervient dans un contexte de recomposition politique majeure, quelques semaines seulement après la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, et à la suite des législatives du 27 décembre dernier. Plusieurs membres du gouvernement y ont d’ailleurs remporté des sièges, modifiant profondément l’équilibre institutionnel et justifiant, selon plusieurs observateurs, une refonte générale de l’exécutif.
Dans le communiqué diffusé depuis le palais présidentiel, la secrétaire générale Masséré Touré a précisé qu’Alassane Ouattara a signé une série de décrets mettant fin aux fonctions notamment du Premier ministre, des membres du gouvernement, des ministres-gouverneurs des districts autonomes, ainsi que des ministres d’État et ministres-conseillers à la présidence.
Cette démarche marque la volonté du pouvoir exécutif de refermer un chapitre pour en ouvrir un autre, en phase avec les ambitions du nouveau mandat présidentiel et les réformes annoncées dans le sillage du scrutin.
Le chef de l’État a exprimé sa reconnaissance envers Robert Beugré Mambé et son équipe pour « leur contribution au développement socio-économique de la Côte d’Ivoire ». Nommé en octobre 2023, l’ancien gouverneur du district autonome d’Abidjan aura dirigé le pays durant une période marquée par d’importants chantiers économiques, des tensions préélectorales et un processus électoral très scruté.
Dans l’attente de la nomination d’un nouveau Premier ministre et de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, Robert Beugré Mambé et ses ministres demeurent chargés d’expédier les affaires courantes. Cette transition devra permettre d’assurer la continuité institutionnelle, particulièrement sensible dans une période où plusieurs réformes politiques et administratives sont en préparation.
La dissolution du gouvernement Mambé est perçue comme une étape logique dans la dynamique actuelle du pouvoir ivoirien. La recomposition est attendue avec attention par les acteurs politiques, les partenaires internationaux et l’opinion publique, alors que se dessine un nouveau paysage institutionnel porté par le quatrième mandat d’Alassane Ouattara.
La désignation du prochain Premier ministre, figure clé du dispositif exécutif fera l’objet de toutes les spéculations. Son nom devrait refléter les priorités du chef de l’État : stabilité politique, consolidation économique et mise en œuvre de nouvelles réformes structurelles.
MBAÏLEDE Trésor



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