Le président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET), Djimoudouel Faustin, a été placé ce jeudi sous mandat de dépôt et conduit à la maison d’arrêt de Klessoum, selon des sources judiciaires.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes dans le secteur éducatif tchadien. Quatre chefs d’inculpation pèsent sur M. Faustin : usurpation de titre, trouble à l’ordre public, incitation à la révolte et rébellion. Les autorités judiciaires indiquent que ces accusations font suite à l’appel à la grève lancé le 5 janvier dernier par le président du SIET.
Le ministère de l’Éducation nationale avait rapidement dénoncé cette mobilisation, la qualifiant d’« illégale » et estimant que Djimoudouel Faustin n’était pas habilité à convoquer un tel mouvement. De son côté, le syndicaliste conteste ces accusations, rappelant que le SIET dispose d’une autorisation officielle de fonctionnement, qu’il a présentée pour réfuter toute irrégularité dans l’organisation de la grève.
Cette détention a déjà suscité des réactions au sein de la communauté enseignante, qui observe avec inquiétude l’évolution de la situation. À ce jour, le SIET n’a pas publié de communiqué officiel concernant l’arrestation de son président.
Les observateurs estiment que les prochaines heures seront cruciales pour mesurer la réaction des enseignants, la possibilité de nouvelles mobilisations, ainsi que la manière dont les autorités tchadiennes géreront les contestations potentielles.
Cette affaire met en lumière les tensions persistantes dans le système éducatif tchadien, marqué par des revendications syndicales fréquentes et une relation parfois conflictuelle entre le gouvernement et les syndicats.
La rédaction suivra de près les développements et publiera les mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles.
La Rédaction



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