Toukra : l’Assemblée Chrétienne « Sinaï » dénonce le saccage de sa cellule de prière et interpelle les autorités
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Toukra : l’Assemblée Chrétienne « Sinaï » dénonce le saccage de sa cellule de prière et interpelle les autorités

La communauté chrétienne de l’Assemblée Chrétienne « Sinaï » du quartier Toukra, relevant du Comité Communal N°4 des Assemblées Chrétiennes du Tchad, a dénoncé ce samedi 10 janvier 2026 le saccage et l’occupation illégale de sa cellule de prière. Dans une déclaration officielle adressée au Maire du 9 arrondissement de N’Djamena, le pasteur Prof. Djetodjidé Ndoloum, président du Conseil des anciens, a fait état d’une intrusion violente perpétrée à l’aube par un groupe d’individus non identifiés.

Selon le pasteur Ndoloum, l’alerte a été donnée tôt le matin par le contrôleur général de la Police, Dingamtoloum Riabé. Ce dernier a informé la communauté que des éléments de la GMIP (Groupe Mobile d’Intervention de la Police), accompagnés de plus de 200 personnes, avaient investi sans autorisation la cellule de prière située à Toukra. L’opération aurait entraîné des dégâts matériels importants, en plus d’une perturbation majeure des activités religieuses habituelles.

« Nous ne comprenons pas les raisons d’une telle intervention, ni les motivations de ces personnes non identifiées, d’autant plus qu’aucune notification officielle ne nous a été adressée au préalable », déplore le pasteur dans sa lettre. La communauté estime que l’acte porte atteinte non seulement à la liberté de culte, mais aussi au respect dû aux lieux sacrés et à l’ordre public.

Face à la gravité de la situation, l’Assemblée Chrétienne « Sinaï » demande une intervention urgente des autorités administratives et sécuritaires du 9ᵉ arrondissement. Elle réclame notamment :

  • La clarification des faits,
  • L’établissement des responsabilités,
  • La mise en place de mesures préventives pour éviter toute récidive,
  • Ainsi que la garantie de la sécurité du lieu de prière et des fidèles.

Le Conseil des anciens se dit disposé à collaborer pleinement avec les services du Maire dans le cadre de toute enquête qui serait diligentée.

Cette affaire soulève de nouvelles interrogations sur la gestion des lieux de culte dans la capitale et sur les conditions d’intervention des forces de sécurité dans des espaces religieux. Les autorités municipales n’avaient, pour l’heure, pas encore réagi à la déclaration.

La Rédaction

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