Le tribunal de N’Djamena a rendu, ce lundi 2 février 2026, un verdict lourd de conséquences pour le Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET). Son président, Djimoudouel Faustin, a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 25 000 FCFA, à l’issue d’une audience particulièrement suivie par les acteurs du secteur éducatif.
Selon les informations recueillies, la condamnation intervient dans un contexte de vives tensions entre le SIET et les autorités tchadiennes. Le syndicat, très actif ces derniers mois sur les conditions de travail des enseignants, n’est pas officiellement reconnu par le gouvernement, un statut qui fragilise ses actions et ses revendications sur la scène publique.
La décision du tribunal soulève de nombreuses réactions au sein de la communauté éducative. Pour certains enseignants, cette condamnation est perçue comme une tentative de dissuasion envers les mouvements syndicaux non alignés. D’autres y voient le prolongement d’un bras de fer institutionnel où la légitimité des organisations syndicales indépendantes est régulièrement contestée.
Du côté des autorités, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Cependant, plusieurs observateurs notent que ce verdict pourrait avoir un impact significatif sur les dynamiques syndicales dans le pays, dans un contexte où la liberté d’organisation est souvent au cœur des débats.
L’emprisonnement de Djimoudouel Faustin ouvre ainsi une nouvelle page dans les relations déjà tendues entre les enseignants et le gouvernement tchadien. Reste à savoir si cette décision judiciaire apaisera les tensions ou, au contraire, attisera davantage les contestations dans le milieu éducatif.
La Rédaction



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