Le Mouvement patriotique du salut (MPS) a officiellement lancé, ce vendredi 20 février 2026, son opération d’enrôlement biométrique, marquant une étape majeure dans sa stratégie de modernisation interne. L’événement, organisé au siège national du parti, s’inscrit dans une volonté affichée de restructurer la gestion des adhérents et de s’aligner sur les standards contemporains de gouvernance politique.
Dans une atmosphère mêlant discipline partisane et ferveur militante, le Secrétaire général du parti, Aziz Mahamat Saleh, a présidé la cérémonie. Il a rappelé que le MPS se devait d’être « un parti du présent et du futur » et a précisé que le coût de la carte biométrique est fixé à 1 000 francs CFA. Plusieurs catégories de cartes sont prévues, dont la carte CPN et celles destinées à la Commission et au secrétariat général, chacune se distinguant par son statut et ses spécificités. « L’enrôlement biométrique n’est pas un simple outil technique ; c’est une garantie de transparence, de rigueur et d’efficacité dans notre organisation », a-t-il souligné.
L’objectif principal de cette initiative est de constituer une base de données fiable, sécurisée et actualisée de l’ensemble des militants et militantes. Selon les responsables du MPS, cette démarche devrait renforcer la cohésion interne, fluidifier les communications et optimiser la gestion du parti à l’échelle nationale.
La cérémonie a rassemblé un large public composé de cadres politiques, responsables régionaux, jeunes militants et figures historiques du parti. Les équipes techniques ont présenté le dispositif biométrique, suscitant un vif intérêt parmi les participants, nombreux à y voir un moyen de remédier aux approximations administratives et aux doublons qui ont fragilisé les structures internes par le passé.
Cette opération intervient alors que le MPS cherche à consolider sa position sur l’échiquier politique national, dans un contexte de compétition accrue. Moderniser la gestion des adhérents devient ainsi à la fois un outil organisationnel et un symbole de dynamisme politique. Les responsables annoncent également que cette transition numérique ouvrira la voie à d’autres réformes, notamment la digitalisation de la communication et la création de plateformes interactives pour impliquer davantage les militants.
En misant sur la technologie, le MPS entend démontrer qu’il est non seulement ancré dans l’histoire politique du Tchad, mais aussi tourné vers l’avenir. Les prochains jours permettront de mesurer si cette initiative saura convaincre la base militante et inspirer d’autres formations politiques.
Une chose est sûre : avec le lancement de l’enrôlement biométrique, le MPS pose un jalon essentiel dans la recomposition de son identité et dans la professionnalisation de son fonctionnement interne.
La Rédaction



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