Le gouvernement resserre l’étau autour des établissements pénitentiaires. Dans une circulaire publiée le 13 mars 2026, le ministre de la Justice et des Droits humains, Youssouf Tom, hausse le ton face aux dysfonctionnements persistants dans plusieurs maisons d’arrêt, avec un objectif central : mettre fin aux dérives liées à l’alimentation des détenus.
Adressé aux plus hautes autorités administratives et judiciaires, le document dénonce des « insuffisances persistantes » dans la gestion de certaines prisons et rappelle l’obligation, pour les responsables locaux, d’assurer un suivi rigoureux du fonctionnement des services pénitentiaires. La qualité des repas, droit fondamental trop souvent négligé, figure désormais parmi les priorités absolues.
La circulaire impose un contrôle strict sur trois volets :
- La qualité, la quantité et la conformité des denrées livrées ;
- La réalité des prestations obligatoires, notamment alimentaires ;
- La vérification systématique des documents administratifs, des bons de commande aux procès-verbaux de réception.
L’objectif est clair : empêcher toute gestion opaque ou parallèle et garantir que les ressources destinées aux détenus leur parviennent réellement.
Dans une politique assumée de « tolérance zéro », le ministère exige que tout manquement soit immédiatement signalé par un rapport détaillé à l’administration centrale. Une manière de rompre avec les pratiques défaillantes qui aggravent déjà des conditions de détention souvent jugées critiques.
Applicable dès sa publication, cette directive marque une étape ferme : restaurer la discipline administrative, renforcer la transparence et assurer la dignité des détenus. Un message sans ambiguïté adressé aux responsables locaux, désormais tenus de garantir un fonctionnement exemplaire derrière les murs des prisons tchadiennes.
La Rédaction



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