La question du leadership féminin n’est plus un simple débat d’idées : elle s’impose désormais comme une nécessité pour l’avenir de l’Afrique. C’est le message fort qu’a porté la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Mme Kitoko Gata Ngoulou, lors d’un panel de haut niveau organisé en marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme.
Prenant la parole aux côtés de sa consœur Amina Tidjani et d’une délégation de femmes engagées, la ministre tchadienne a exprimé sa fierté de participer à cette rencontre stratégique consacrée au thème : « Renforcer le leadership public et parlementaire des femmes pour faire progresser la justice, les lois et la gouvernance responsable en Afrique ».
Cet événement, coorganisé par le Réseau des Femmes Leaders Africaines et le Parlement panafricain, a mis en lumière un constat devenu incontournable : la présence des femmes dans les sphères de décision n’est plus une revendication militante, mais une condition essentielle pour bâtir des institutions solides et des sociétés équilibrées.
Pour Mme Kitoko Gata Ngoulou, l’expérience africaine démontre déjà l’impact positif de cette participation. Selon elle, lorsque les femmes accèdent aux responsabilités publiques, les institutions gagnent en efficacité, la gouvernance devient plus équitable et les perspectives de développement s’élargissent pour l’ensemble de la société. Elle a notamment cité l’exemple des initiatives portées par AUDA‑NEPAD, où l’engagement des femmes contribue à renforcer la transformation économique et sociale du continent.
Au Tchad, cette dynamique s’inscrit dans une volonté politique affirmée. Sous l’impulsion du président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, plusieurs réformes ont été engagées afin d’accroître la représentation féminine dans la vie publique.
Les résultats commencent déjà à se faire sentir : les femmes occupent désormais une place grandissante au sein des institutions nationales, notamment à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans différentes instances de la République. Pour la ministre, ces avancées traduisent l’engagement clair des plus hautes autorités de l’État en faveur de l’égalité et de la promotion du leadership féminin.
En signe de reconnaissance, les femmes tchadiennes ont récemment rendu hommage au chef de l’État en lui dédiant un Livre d’Or, saluant ses actions pour la promotion de la cause féminine.
Au-delà des discours, le message porté par la ministre reste limpide : l’avenir de l’Afrique passera par l’inclusion pleine et entière des femmes dans les processus de décision.
« Chaque femme compte », a-t-elle rappelé avec conviction une phrase qui résume à elle seule l’ambition d’un continent où le leadership féminin devient un pilier de la justice, de la paix et du développement durable.
La Rédaction



Laisser un commentaire