Préliminaires CAN 2027 : Le cri d’alarme du président de la FTFA à dix jours du choc Tchad–Burundi
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Préliminaires CAN 2027 : Le cri d’alarme du président de la FTFA à dix jours du choc Tchad–Burundi

Invité sur les antennes de ONAMA, le président de la Fédération tchadienne de football association, Tahïr Oloy Hassan, est revenu avec franchise sur la préparation chaotique du match qui opposera les Sao du Tchad au Burundi le 27 mars 2026 à N’Djamena.


À seulement dix jours du premier acte des préliminaires des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, les fonds nécessaires pour préparer la sélection nationale n’ont toujours pas été débloqués, une situation récurrente, selon le dirigeant.

Calme mais visiblement agacé, Tahir Oloy Hassan n’a pas mâché ses mots.

« La situation va être débloquée bientôt. Moi, ce que je déplore, c’est qu’on met toujours les fonds à la dernière minute », a-t-il lancé.

Pour le patron du football tchadien, le problème dépasse la simple organisation administrative : il touche directement la performance des joueurs.

« Un match de football ne se gagne pas seulement sur le terrain. Tout ce qu’il y a autour, la préparation, l’ambiance, ce qui se dit dans la presse a un impact énorme sur le rendement des joueurs », a-t-il insisté.

Les Sao, qui doivent affronter une équipe du Burundi en progression constante, se retrouvent une fois de plus dans l’urgence. Logistique incertaine, primes en suspens… autant d’éléments qui fragilisent la sérénité du groupe à l’approche d’un rendez-vous capital pour renouer avec le haut niveau continental.

Malgré tout, Tahir Oloy Hassan se veut optimiste :

« Nous avons l’habitude des situations difficiles, mais nous avons aussi l’habitude de nous battre. Je reste confiant quant à un dénouement favorable dans les prochains jours. »

Au-delà de l’enjeu sportif, ce match aller revêt une dimension symbolique. Il sera scruté comme un test de la capacité du football tchadien à se structurer, à s’organiser et à offrir à son équipe nationale un environnement digne des ambitions du pays.

Le 27 mars, au cœur de N’Djamena, les Sao entreront sur la pelouse avec le poids des incertitudes… mais aussi avec la conviction, partagée par leur président, que rien n’est encore joué. Le terrain, lui, ne triche jamais.

MBAÏLEDE Trésor

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