C’est dans une atmosphère de solennité maîtrisée que la capitale N’Djamena a vibré, ce mercredi 25 mars 2026, au rythme d’un rendez-vous politique hors norme. Représentant le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République et Chef de l’État, le Premier ministre et Chef du Gouvernement, Allah Maye Halina, a officiellement lancé la Conférence des femmes africaines ministres et parlementaires.
La rencontre, pilotée par la section tchadienne du Réseau Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP), s’étendra jusqu’au 27 mars autour d’un thème résolument audacieux : « Consolidation du leadership féminin africain pour la refondation du Tchad », un programme qui en dit long sur les ambitions de cette nouvelle ère politique ouverte sous la Ve République.
Dans un Tchad en pleine réingénierie institutionnelle, la conférence s’impose comme une pièce maîtresse du puzzle politique. L’objectif est limpide : accélérer l’entrée massive des femmes au Sénat, à l’Assemblée nationale et au Gouvernement, pour que la refondation ne soit plus un slogan mais une dynamique incarnée.
Le pays et au-delà, le continent, cherche à substituer la symbolique par l’efficacité. Ici, les dirigeantes venues de plusieurs horizons africains réaffirment une conviction partagée : l’inclusion féminine n’est plus un débat, mais une condition de stabilité et de transformation profonde.
Devant une salle compacte, composée de ministres, parlementaires et personnalités de premier rang, le Premier ministre a livré un message sans détour. Aucun État, dit-il, ne peut prétendre au progrès en marginalisant une partie de sa force vive.
Puis est venue la phrase qui a traversé la salle comme une évidence :
« On ne construit pas une case avec un seul roseau. »
Une image simple, mais implacable : un pays ne peut s’élever sur l’exclusion de la moitié de sa population.
Rappelant la force tranquille des femmes tchadiennes et africaines, particulièrement dans les périodes de turbulence, le Chef du Gouvernement a exhorté à former une génération prête à prendre les rênes, pleinement armée pour occuper les plus hautes responsabilités.
Il a, à ce titre, cité les mots du Chef de l’État :
« Je ne veux pas d’un Tchad qui boîte. »
Une formule qui referme la porte sur toute ambiguïté : l’exclusion féminine n’est plus seulement injuste elle est désormais un handicap national.
Aux côtés du Premier ministre se sont pressés membres du Gouvernement, délégations étrangères, ministres et parlementaires de plusieurs pays africains. Tous sont venus sceller un même postulat : le leadership féminin africain n’est plus une revendication militante, mais une nécessité stratégique pour les États modernes.
Et ce mercredi à N’Djamena, cette évidence a pris la forme d’un engagement collectif, d’un pacte politique, d’un souffle nouveau.
Un souffle porté par des voix qui refusent désormais d’être en marge de l’histoire parce qu’elles veulent l’écrire.
La Rédaction



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