Dans une allocution martelée de certitudes martiales, Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs militaires dans la guerre contre Iran, tout en annonçant une nouvelle phase de bombardements « extrêmement durs » durant « deux à trois semaines ».
Le président américain a vanté des victoires « décisives » censées empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Mais il a prévenu que la fin du conflit n’était « pas encore venue ».
« Nous allons les ramener à l’âge de pierre auquel ils appartiennent », a-t-il lancé, évoquant une possible frappe simultanée sur toutes les centrales électriques iraniennes.
Dans le même souffle, il a exhorté les pays dépendants du détroit d’Ormuz à « s’occuper eux-mêmes » du blocage imposé par Téhéran, une pression qui résonne alors que plusieurs États du Golfe cherchent une issue militaire ou diplomatique.
Avant son discours, Trump avait assuré sur Truth Social que son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, avait réclamé un cessez-le-feu. Une affirmation sèchement démentie par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui qualifie les demandes américaines de « maximalistes et irrationnelles ».
Pezeshkian, de son côté, s’est dit favorable à « mettre fin » au conflit, tout en posant des conditions strictes : garanties de sécurité et compensations financières.
Dans un second temps, Trump a surpris en fixant un horizon de retrait : « deux à trois semaines ». Un calendrier qui ne dépendrait plus d’un accord avec Téhéran.
« Pas besoin d’un deal avec moi alors qu’ils sont revenus à l’âge de pierre », a-t-il fanfaronné.
Selon une enquête du Wall Street Journal, la Maison-Blanche envisageait depuis le départ une opération de six semaines maximums, le président refusant d’« allonger la guerre » pour rouvrir seul le détroit d’Ormuz. Il appelle désormais les importateurs d’hydrocarbures à « se battre eux-mêmes » pour sécuriser cette artère vitale.
Les tensions régionales montent encore d’un cran : les Émirats arabes unis envisagent, selon plusieurs sources diplomatiques, d’intervenir militairement pour rouvrir le détroit, avec la bénédiction du Conseil de sécurité de l’ONU.
Pendant ce temps, le marché pétrolier réagit au quart de tour : le Brent repart nettement à la hausse, reflet de l’incertitude croissante autour de l’escalade.
À sept mois des élections de mi-mandat, Trump traîne désormais cette guerre comme un poids lourd. Ses ultimatums successifs n’ont pas infléchi Téhéran, et les objectifs initiaux de Washington, imposer un plan en quinze points, paraissent s’éloigner.
La Rédaction



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