Lundi de Pâques : Dr Ndolembai Sadé Njesada exhorte le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno à raviver l’espoir et la cohésion nationale
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Lundi de Pâques : Dr Ndolembai Sadé Njesada exhorte le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno à raviver l’espoir et la cohésion nationale

En ce Lundi de Pâques, marqué dans la tradition chrétienne par la renaissance et l’espérance, le vice-président du parti d’opposition Les Transformateurs, Dr Ndolembai Sadé Njesada, a rendu publique une lettre ouverte adressée au président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno. Un texte fort, profondément symbolique, qui mêle respect, franchise et interpellation directe du Chef de l’État.

Dans cette lettre empreinte d’émotion, le vice-président s’exprime « avec le cœur », comme un citoyen inquiet et un « fils de la Nation » refusant de renoncer à l’espoir. Le choix du Lundi de Pâques n’est pas anodin : pour lui, cette journée incarne la victoire de la lumière sur l’obscurité, du pardon sur la rancœur. Une métaphore forte pour un pays traversé par des tensions sociales, politiques et institutionnelles.

Le texte dresse un constat lucide : la lassitude progresse dans la population tchadienne. L’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins, à la sécurité, à l’électricité, aux infrastructures routières… Autant de besoins fondamentaux, toujours difficiles à satisfaire pour une partie des citoyens.

À cette précarité matérielle s’ajoute une soif profonde de justice, de mérite et d’égalité de traitement. Une demande claire : rétablir la confiance entre les institutions et le peuple. « Quand cette confiance disparaît, c’est l’espoir qui vacille », écrit-il.

L’une des parties les plus sensibles de la lettre concerne ouvertement Succès Masra, figure emblématique de l’opposition. Ndolembai Sadé Njesada affirme que son sort dépasse le cadre politique : il touche à la cohésion nationale et au besoin de réconciliation.

Le vice-président appelle le Chef de l’État à poser « un geste de cœur, d’ouverture ou de dialogue ». Un geste symbolique, présenté non pas comme une faiblesse, mais comme un acte d’autorité morale et de grandeur politique.

Dans une démarche inhabituelle dans la scène politique tchadienne, l’auteur s’adresse tantôt « comme à un frère », tantôt « comme à un père ». Il insiste : un dirigeant est aussi celui qui apaise, protège et réunit. Et le pays, aujourd’hui, aurait besoin de ce geste attendu, aussi simple qu’historique.

Dr Ndolembai se projette dans un Tchad réconcilié, apaisé, où la peur n’entrave plus les déplacements, où les différences ne nourrissent plus les divisions. Un Tchad où la confiance renaît… si et seulement si des décisions courageuses sont prises.

Il rappelle que l’Histoire ne glorifie pas seulement ceux qui exercent le pouvoir, mais ceux qui ont su écouter et rassembler. « Le pouvoir construit l’autorité, mais le cœur du dirigeant construit la grandeur », écrit-il.

Dans sa conclusion, Ndolembai Sadé Njesada souligne que parfois, « un seul geste » suffit à transformer un mandat en héritage, un chef en homme d’Histoire. En ce jour symbolique de renaissance, son appel se veut une invitation au courage politique, à la paix et à la réconciliation nationale.

MBAÏLEDE Trésor

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