Le Tchad s’est réveillé sous le choc. Le nom de Dannodji Excellence, 17 ans, fauchée dans des circonstances d’une brutalité inouïe, résonne désormais comme un symbole tragique des violences faites aux mineurs. Son corps sans vie, découvert à N’Djamena, a bouleversé l’opinion et ravivé une colère sourde qui couvait déjà dans la société tchadienne.
Le 14 avril, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a brisé le silence institutionnel en publiant un communiqué empreint d’indignation, qualifiant le meurtre d’« odieux » et appelant sans détour à une justice exemplaire.
Mandatée en urgence, une mission d’enquête de la CNDH s’est rendue à la morgue de l’Hôpital de l’Amitié Tchad-Chine. Là, face au corps meurtri de l’adolescente, les constats s’accumulent, terribles : près d’une quarantaine de coups, selon la Commission. Un acharnement glaçant, presque indicible, qui ne laisse aucun doute sur la violence de l’agression.
Cette affaire vient douloureusement rappeler la fragilité des mineurs au Tchad, souvent exposés à des risques extrêmes dans un environnement où la protection de l’enfance peine encore à devenir une réalité tangible.
Dans son communiqué, la CNDH rappelle avec force que le Tchad n’est pas seulement moralement, mais juridiquement tenu de protéger ses enfants, conformément aux engagements internationaux qu’il a ratifiés.
« Le droit à la vie est un droit fondamental », martèle l’institution, qui insiste : la sécurité des enfants ne saurait être accessoire, encore moins négociable. Elle est au cœur même des normes internationales auxquelles l’État a souscrit.
Face à l’horreur du crime, la Commission hausse le ton. Elle exige des autorités judiciaires une réponse ferme, rapide et rigoureuse : élargissement des investigations, identification urgente de tous les suspects, poursuites pénales sans complaisance.
Pour la CNDH, la crédibilité de l’appareil judiciaire et la lutte contre l’impunité sont désormais en jeu. Une justice défaillante ou hésitante serait perçue comme un abandon de plus un signal catastrophique pour une population déjà ébranlée.
La CNDH a également présenté ses condoléances à la famille de la jeune fille, tout en réaffirmant son engagement à suivre scrupuleusement l’évolution du dossier. Dans les rues, sur les réseaux sociaux, au sein des organisations de défense des droits humains, l’émotion reste vive, viscérale.
Pour beaucoup, ce drame doit être l’électrochoc qui poussera enfin à renforcer la protection des mineurs et à combattre résolument les violences qui les visent.
En attendant que la justice trace sa route, un pays tout entier retient son souffle.
Pour Dannodji Excellence, pour sa famille, pour tous les mineurs vulnérables, la nation tchadienne espère exige que justice soit rendue, sans faille et sans délai.
La Rédaction



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