Un nouveau chapitre s’ouvre pour le système de santé tchadien. Ce mercredi 15 avril 2026, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Abdelmadjid Abderahim, a procédé à la pose de la première pierre de l’hôpital Sheikha Fatima Bint Mubarak, au cœur du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena, au nom du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno.
Doté de 180 lits et de plusieurs spécialités médicales, cet établissement moderne représente un investissement de plus de 21 milliards de FCFA. Sa mise en service est annoncée pour mai 2028. Au-delà des chiffres, le projet cristallise de fortes attentes dans une capitale en pleine croissance.
Pour les autorités locales, ce futur hôpital répond à une demande pressante. Le représentant du maire, Oumar Saarmadji, a salué une réalisation majeure, en phase avec l’ambition de moderniser l’offre de soins dans le pays.
Même son de cloche du côté des partenaires techniques. Le PDG du groupe Burjeel Holdings, Hamad Alhosni, a insisté sur la dimension sociale du projet : améliorer concrètement l’accès aux soins, en particulier pour les femmes et les enfants, souvent les plus vulnérables.
Au-delà de l’infrastructure, c’est un symbole diplomatique fort. L’ambassadeur des Émirats arabes unis au Tchad, Rashid Saeed Al‑Shamsi, a souligné l’engagement durable de son pays aux côtés du Tchad. Selon lui, près de deux millions de personnes pourraient bénéficier des services du futur hôpital.
Les autorités tchadiennes ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers le Président émirati, Mohamed ben Zayed Al Nahyan, ainsi qu’envers Fatima bint Moubarak Al Ketbi, dont l’engagement en faveur des causes sociales est salué à travers cette dénomination.
Inscrit dans le Plan national de développement sanitaire et au cœur des priorités gouvernementales, ce projet vise des résultats concrets : limiter les évacuations médicales à l’étranger, améliorer la prise en charge des maladies chroniques et renforcer les services de santé maternelle et infantile.
Il s’appuie également sur une coopération déjà active avec les Émirats, marquée par des interventions dans les crises humanitaires à l’Est, la lutte contre le choléra ou encore le déploiement d’hôpitaux mobiles à Abéché et Amdjarass.
Les autorités promettent un établissement à la hauteur des enjeux. Ressources humaines qualifiées, équipements performants et gouvernance rigoureuse sont annoncés pour faire de cet hôpital une référence nationale.
La cérémonie s’est achevée par la pose symbolique de la première pierre et une photo de famille. Un geste inaugural, porteur d’espoir, qui marque le début d’un chantier appelé à transformer durablement le paysage sanitaire tchadien.
La Rédaction



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