La scène était directe, franche, sans artifice. En se rendant à la Maison Nationale de la Femme (MNF), la Ministre d’État en charge de la Femme et de la Petite Enfance, Mme Kitoko Gata Ngoulou, n’est pas venue prononcer un discours de circonstance, mais pour lancer un signal fort : celui d’un changement profond et imminent.
Dès les premières minutes, le ton est donné. La Ministre d’État reconnaît les difficultés qui pèsent sur le fonctionnement de l’institution. Les contraintes budgétaires, les équipements insuffisants et les défis techniques ont été exposés sans complaisance. Mais elle refuse que ces entraves deviennent une excuse ou un état permanent. Le message est limpide : la transformation de la MNF ne sera pas un slogan, mais un processus engagé, structuré et exigeant.
Dans ce sens, Mme Kitoko Gata Ngoulou a annoncé avoir déjà saisi le Gouvernement afin d’obtenir des moyens supplémentaires pour hisser la MNF au niveau de son ambition. Cette démarche s’accompagne d’un avertissement ferme : chaque ressource doit être gérée avec rigueur, transparence et responsabilité. Une mise en garde adressée à l’ensemble des équipes, rappelant que la crédibilité d’une institution commence par la probité de sa gestion.
Les échanges avec le personnel ont été tout aussi directs. Deux préoccupations majeures ont surgi : la régularisation des situations administratives et salariales, qui demeure une source de frustration, et la nécessité urgente de renforcer les compétences, notamment dans le domaine du numérique, désormais incontournable pour toute administration moderne. Face à ces préoccupations, la Ministre d’État a exigé l’établissement d’un calendrier précis de suivi, afin que les engagements pris ne restent pas de simples intentions.
Mais au-delà de la gestion quotidienne, c’est une véritable vision stratégique que Mme Kitoko Gata Ngoulou ITOKO a partagée. Pour elle, la MNF doit rompre avec une posture strictement administrative et devenir un acteur moteur de la politique nationale en faveur des femmes. Elle imagine une institution qui accompagne l’entrepreneuriat féminin, protège les droits des femmes, valorise leurs talents et transforme leurs aspirations en projets concrets. La Maison Nationale de la Femme doit, selon elle, devenir un carrefour d’opportunités, un symbole de réussite et d’autonomisation.
Cette transformation passera par une méthode doublée de fermeté et d’empathie. La Ministre d’État veut insuffler un élan nouveau, convaincue que cette institution, trop longtemps sous-estimée, peut devenir une référence nationale si chacun s’engage avec sérieux, discipline et créativité.
À l’issue de cette rencontre, un message s’est imposé : la renaissance de la MNF dépend autant du soutien de l’État que de la capacité interne à optimiser les ressources déjà disponibles. Un pacte d’espoir et de responsabilité a été posé, et Mme Kitoko Gata Ngoulou a affirmé sa volonté de veiller personnellement à ce que cet engagement soit suivi d’effets.
La MNF entre désormais dans une nouvelle dynamique. Reste à chacun de prouver que cette ambition collective peut se transformer en réalité durable.
La Rédaction



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