Le Tchad a été, cet après-midi, le théâtre d’une manœuvre diplomatique d’envergure. Le Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a reçu une délégation venue spécialement de la République démocratique du Congo pour porter un message d’importance stratégique.
Conduite par le Ministre délégué en charge de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu Phanzu, la mission congolaise est arrivée à N’Djamena avec un objectif clair : obtenir l’appui officiel du Tchad à la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Selon nos sources, l’émissaire congolais était porteur d’un message personnel de son Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, signe de l’importance accordée par Kinshasa à cette bataille diplomatique.
Au-delà des formules protocolaires, cette démarche s’inscrit dans un contexte où la Francophonie, espace d’influence politique, culturelle et économique, redevient un terrain d’affirmation pour les États africains. La candidature congolaise, portée par une figure engagée et symbolique, entend capitaliser sur une dynamique continentale visant à renforcer la représentation africaine au sein des grandes institutions internationales.
De son côté, le Tchad apparaît comme un acteur courtisé, dont la voix compte dans l’équilibre des soutiens au sein de l’organisation. L’audience accordée cet après-midi marque une étape clé dans le ballet diplomatique qui s’intensifie à l’approche des échéances au sommet de la Francophonie.
Dans les couloirs du palais présidentiel comme dans les chancelleries, une question demeure : quel positionnement adoptera N’Djamena ?
Si la réponse n’a pas encore été officiellement annoncée, une chose est sûre : la partie ne fait que commencer, et les capitales francophones observent de près les mouvements qui redessinent les lignes d’influence au sein de la Francophonie.
La Rédaction



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