Le climat politique tchadien connaît un nouveau regain d’intensité avec l’entrée en campagne du Mouvement Patriotique du Salut (Mouvement Patriotique du Salut (MPS)) pour les élections législatives et sénatoriales partielles prévues dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi. Ce 15 mai 2026, le parti au pouvoir a officiellement investi ses candidats lors d’une cérémonie organisée à son siège national, donnant ainsi le coup d’envoi d’une séquence électorale à forts enjeux politiques locaux.
La cérémonie, placée sous la présidence du secrétaire général du MPS, Aziz Mahamat Saleh, a réuni une forte mobilisation de cadres, militants et sympathisants venus afficher leur soutien et réaffirmer la cohésion de la formation politique. Dans une atmosphère marquée par les chants et slogans de soutien, le parti a voulu démontrer sa capacité de mobilisation et son contrôle organisationnel à l’approche de ces scrutins jugés stratégiques.
Les investitures officialisées traduisent une volonté claire de consolidation politique dans deux zones considérées comme déterminantes. Dans le département du Haraze Al Biar, province du Hadjer-Lamis, le MPS a désigné Bichara Choko pour porter ses couleurs. Pour la course sénatoriale dans la province du Chari-Baguirmi, le choix du parti s’est porté sur Bichara Abdramane Moussa.
Ces élections partielles interviennent dans un contexte particulier, marqué par des vacances de sièges consécutives à deux événements majeurs, le décès de la députée Dr Haoua Outman Djamé et la nomination de la sénatrice Mariam Mahamat Nour au sein de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. Au-delà de la simple succession institutionnelle, ces scrutins sont perçus comme un véritable test politique pour les forces en présence, dans un paysage local en recomposition progressive.
Pour le MPS, cette séquence électorale représente bien plus qu’une formalité. Elle s’inscrit dans une stratégie de maintien d’influence et de démonstration de force dans des circonscriptions où les équilibres politiques peuvent évoluer rapidement. En affichant discipline et unité, le parti entend verrouiller ses acquis tout en préparant les prochaines batailles politiques nationales.
À mesure que la campagne s’ouvre, les regards se tournent désormais vers le terrain, où les rapports de force locaux, les alliances et la mobilisation des bases militantes pourraient s’avérer décisifs. Dans ces provinces stratégiques, le MPS joue une partie qui dépasse largement le cadre des élections partielles, avec pour objectif affiché de consolider sa position dominante au sein des institutions du pays.
La Rédaction



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