Une opération secrète, menée conjointement par l’armée nigériane et des unités d’élite américaines, a abouti à l’élimination d’Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le numéro deux du groupe État islamique. L’annonce a été faite vendredi par l’ancien président Donald Trump, qui revendique avoir personnellement donné son feu vert à cette opération qualifiée d’« extrêmement complexe ».
Selon lui, le chef djihadiste, décrit comme « le terroriste le plus actif de la planète », pensait pouvoir disparaître dans les zones instables du nord du Nigeria. Les renseignements américains suivaient pourtant sa trace depuis plusieurs mois. Washington estime que sa mort affaiblit sévèrement les réseaux opérationnels de l’organisation, en Afrique comme ailleurs.
Surnommé aussi Abu Bakr al-Mainuki, l’homme figurait depuis 2023 sur la liste des individus sanctionnés par les États-Unis pour son rôle central dans la coordination des attaques et des financements des factions affiliées à l’EI en Afrique de l’Ouest, notamment l’ISWAP. Sa neutralisation marque, selon les services américains, un tournant majeur dans la lutte contre l’expansion djihadiste régionale.
Cette frappe intervient dans un contexte de coopération militaire renforcée entre Washington et Abuja depuis fin 2025. C’est la deuxième intervention d’envergure américaine sur le sol nigérian en cinq mois, après les frappes menées en décembre dans l’État de Sokoto contre plusieurs positions extrémistes.
Alors que le nord du pays continue de faire face à une mosaïque de violences djihadistes et de criminalité armée, les autorités nigérianes n’avaient pas encore officiellement commenté l’opération. Le Nigeria, géant démographique du continent, est confronté depuis 2009 à une insurrection meurtrière qui ne montre aucun signe d’essoufflement.
La Rédaction



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