Tchad : le Gouvernement passe au crible deux années de mise en œuvre du programme présidentiel
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Tchad : le Gouvernement passe au crible deux années de mise en œuvre du programme présidentiel

À mi-parcours du mandat présidentiel, l’heure est à l’évaluation. Le Secrétariat général du Gouvernement a ouvert ce mardi un important atelier consacré à l’examen technique du rapport biennal portant sur l’exécution du programme politique du Chef de l’État entre mai 2024 et mai 2026. Une démarche stratégique visant à dresser un état des lieux des réalisations accomplies et à affiner les orientations futures de l’action publique.

Présidée par la ministre Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, la rencontre a réuni de hauts responsables de l’administration, des représentants des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des spécialistes du suivi-évaluation. Pendant plusieurs jours, ces acteurs passeront en revue les résultats enregistrés dans le cadre des engagements pris devant les citoyens tchadiens.

Dans son intervention inaugurale, le Directeur général adjoint du Secrétariat général du Gouvernement, Gapili Padeu Roger, a souligné l’importance de cet exercice dans le dispositif de gouvernance publique. Selon lui, le rapport constitue bien plus qu’un simple document administratif : il offre une lecture objective des avancées réalisées, met en lumière les contraintes rencontrées et formule des recommandations destinées à améliorer l’efficacité des politiques publiques.

« Il s’agit d’un outil essentiel pour apprécier le niveau d’exécution des engagements gouvernementaux et renforcer la culture de performance au sein de l’administration », a-t-il indiqué.

Pour les autorités, cette évaluation s’inscrit dans une logique de gestion axée sur les résultats, où la mesure des performances devient un levier incontournable de modernisation de l’action publique. Les débats engagés au cours de l’atelier devront permettre d’identifier avec précision les acquis à consolider et les insuffisances à corriger.

Prenant la parole à son tour, Dr Ramatou Mahamat Houtouin a invité les participants à faire preuve d’objectivité et de responsabilité dans l’analyse du document soumis à validation. Elle a rappelé que la crédibilité de l’État repose également sur sa capacité à rendre compte de manière transparente de ses actions et de ses résultats.

« La question fondamentale qui nous réunit aujourd’hui est simple : quel chemin avons-nous parcouru depuis le lancement du quinquennat et quels efforts restent à fournir pour atteindre les objectifs fixés ? », a-t-elle déclaré.

La ministre a insisté sur la nécessité de dépasser les considérations administratives pour faire de cette évaluation un véritable instrument d’aide à la décision. Pour elle, gouverner implique non seulement de concevoir et d’exécuter des projets, mais aussi d’en mesurer concrètement les impacts afin d’ajuster les stratégies lorsque cela s’avère nécessaire.

Dans cet esprit, elle a appelé les participants à privilégier une approche constructive, orientée vers la recherche de solutions. L’objectif, a-t-elle précisé, n’est ni de distribuer des récompenses ni de pointer des responsabilités, mais de comprendre les facteurs de réussite et les causes des retards afin d’améliorer collectivement les performances de l’action gouvernementale.

À l’issue des travaux, prévus jusqu’au 5 juin prochain, les participants devront adopter une version consolidée du rapport biennal. Ce document servira de référence pour les prochaines décisions stratégiques et contribuera à renforcer le pilotage du programme présidentiel durant la seconde moitié du quinquennat.

À travers cet exercice de redevabilité, le Gouvernement entend réaffirmer son engagement en faveur d’une gouvernance plus efficace, fondée sur l’évaluation permanente des politiques publiques et la recherche de résultats tangibles au profit des populations.

La Rédaction

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