Télécommunications au Tchad : le gouvernement hausse le ton face aux défaillances persistantes du réseau
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Télécommunications au Tchad : le gouvernement hausse le ton face aux défaillances persistantes du réseau

Les plaintes des abonnés se multiplient, les interruptions de service deviennent récurrentes et la qualité des communications ne cesse de se détériorer. Face à cette situation qui affecte aussi bien les particuliers que les entreprises, les autorités tchadiennes ont décidé de passer à l’offensive.

Réunis en urgence ce jeudi à N’Djamena à l’initiative du ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique, les principaux opérateurs du pays ont été appelés à rendre des comptes sur les dysfonctionnements observés ces derniers mois. Au cœur des échanges : les coupures fréquentes du réseau mobile et internet, qui perturbent les activités économiques et alimentent un profond mécontentement au sein de la population.

Les responsables des sociétés de téléphonie ont évoqué plusieurs contraintes opérationnelles, notamment les difficultés d’approvisionnement énergétique qui affectent le fonctionnement de nombreuses installations techniques. Des explications qui n’ont toutefois pas convaincu les autorités.

Le ministère estime que les opérateurs auraient dû mettre en place des mécanismes préventifs afin de garantir la continuité du service, malgré les aléas logistiques. Pour l’exécutif, la qualité des télécommunications constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour le développement économique, l’inclusion numérique et l’attractivité du pays.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la transformation numérique figure parmi les priorités gouvernementales. Or, la faiblesse des infrastructures et les interruptions répétées du réseau freinent de nombreux secteurs, notamment les services financiers mobiles, le commerce électronique, l’administration en ligne et les activités des petites entreprises.

Au-delà des reproches, les discussions ont également permis d’aborder des solutions structurelles. Parmi elles, le partage des infrastructures entre opérateurs apparaît comme une piste majeure pour renforcer la couverture nationale et améliorer la résilience du réseau. Ce projet, en préparation depuis plusieurs années, pourrait permettre d’optimiser les investissements tout en réduisant les coûts d’exploitation.

Les autorités attendent désormais des engagements concrets et des résultats visibles dans les prochains mois. Pour des millions d’usagers confrontés quotidiennement à des connexions instables et à des communications interrompues, les promesses ne suffisent plus. L’heure est désormais à l’action et à la restauration de la confiance dans un secteur devenu indispensable à la vie économique et sociale du pays.

La Rédaction

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