Défrichement au Tchad : le gouvernement recadre la levée de suspension face à une destruction alarmante du couvert végétal
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Défrichement au Tchad : le gouvernement recadre la levée de suspension face à une destruction alarmante du couvert végétal

Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable est monté au créneau pour clarifier les conditions de défrichement sur l’ensemble du territoire national. Dans une note circulaire signée le 19 juin 2026 par le secrétaire général du ministère, Koularambaye Koundja Julien, les autorités dénoncent des interprétations erronées ayant conduit à une destruction massive des arbres et du couvert végétal dans plusieurs localités du pays.

Cette mise au point intervient un mois après la note circulaire du 18 mai 2026 annonçant la levée de la suspension des activités de défrichement. Une décision qui, selon le ministère, a été comprise par certaines populations rurales comme une autorisation générale et sans restriction d’abattre les arbres et d’exploiter les espaces forestiers.

Face à cette situation préoccupante, le département en charge de l’environnement rappelle avec fermeté que la levée de la suspension ne signifie en aucun cas une liberté totale de défricher. « Tout défrichement demeure soumis à une autorisation préalable des services compétents du ministère, conformément à la réglementation en vigueur », précise le document officiel.

Les autorités environnementales s’inquiètent des conséquences écologiques déjà observées sur le terrain. La disparition accélérée du couvert végétal pourrait aggraver les phénomènes de désertification, d’érosion des sols et de dégradation des écosystèmes, dans un contexte où le Tchad fait déjà face à d’importants défis environnementaux liés aux changements climatiques.

Le ministère appelle ainsi l’ensemble des acteurs concernés notamment, agriculteurs, éleveurs, collectivités locales et exploitants ruraux, à se conformer strictement aux dispositions légales encadrant le défrichement. Il avertit que tout contrevenant s’expose non seulement aux sanctions prévues par les textes en vigueur, mais également à des mesures administratives pouvant aller jusqu’à des poursuites judiciaires.

À travers cette nouvelle circulaire, le gouvernement entend rétablir l’équilibre entre les impératifs de développement des activités rurales et la nécessité de préserver les ressources naturelles du pays. Le ministère de l’Environnement mise désormais sur le sens des responsabilités et le civisme des citoyens pour freiner la dégradation du patrimoine forestier national et garantir une gestion durable des espaces naturels.

Cette clarification apparaît comme un signal fort des autorités, déterminées à lutter contre les abus et à renforcer le respect de la réglementation environnementale dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles du pays.

MBAÏLEDE Trésor

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