Tchad : la BAD et l’AILC scellent un partenariat stratégique contre la corruption
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Tchad : la BAD et l’AILC scellent un partenariat stratégique contre la corruption

L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) entendent renforcer leur coopération afin de consolider les mécanismes de gouvernance et de transparence au Tchad. Cette volonté commune s’est exprimée ce mercredi à l’occasion d’une rencontre de haut niveau entre le Contrôleur général de l’AILC, Ousmane Abderamane Djougourou, et le représentant pays de la BAD, Francis S. Dogo, accompagné de son équipe.

Inscrite dans le cadre du dialogue institutionnel entre les deux institutions, cette séance de travail a permis d’examiner les défis liés à la prévention de la corruption et d’identifier des actions concrètes susceptibles d’améliorer la gestion des projets de développement financés par la Banque.

Au cœur des échanges figurait la nécessité de renforcer les dispositifs de contrôle et de redevabilité dans un contexte où les exigences en matière d’intégrité et de bonne gouvernance prennent une importance croissante. Les deux parties ont ainsi partagé leurs expériences respectives et affiché leur volonté de construire un partenariat durable fondé sur la prévention des risques, la transparence et l’efficacité des mécanismes de contrôle.

Dans cette perspective, la Banque africaine de développement a proposé d’associer davantage l’AILC au processus de contrôle interne de ses projets au Tchad. Une démarche qui vise à améliorer le suivi des opérations, prévenir les risques de mauvaise gouvernance et garantir une utilisation plus efficiente des ressources mobilisées.

Pour sa part, l’AILC a présenté plusieurs priorités nécessitant un accompagnement technique de la BAD. L’institution souhaite notamment bénéficier d’un appui pour l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, la mise en place d’une stratégie d’évaluation des risques liés à ce phénomène ainsi que le renforcement des compétences de ses cadres et agents.

Au-delà des questions techniques, cette rencontre a également été marquée par des échanges sur les perspectives de développement du pays. Le Contrôleur général de l’AILC a salué la contribution de la Banque africaine de développement aux efforts de développement socio-économique du Tchad. Il a exprimé le souhait que les futurs programmes accordent une attention particulière au secteur de l’éducation, considéré comme un levier essentiel pour bâtir une administration plus performante et une société davantage attachée aux valeurs d’intégrité.

Afin d’assurer le suivi des engagements pris, un point focal a été désigné au sein de l’AILC. Sa mission consistera à coordonner les échanges avec la BAD, à élaborer un cadre de collaboration structuré et à accompagner la mise en œuvre des actions convenues.

Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle étape dans les relations entre la BAD et l’AILC. En misant sur une coopération renforcée, les deux institutions affichent leur ambition commune de promouvoir une gouvernance plus vertueuse et de consolider les outils de prévention et de lutte contre la corruption au service du développement durable du Tchad.

MBAÏLEDE Trésor

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