Le dossier des opérations de déguerpissement menées dans la zone de Toukra continue de mobiliser les institutions nationales. Dans le cadre de sa mission de veille et de protection des droits fondamentaux, une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a été reçue ce mercredi par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata.
Cette rencontre, placée sous le signe du dialogue institutionnel, a permis d’aborder les questions liées à la gestion foncière, aux procédures administratives et aux impacts sociaux des opérations d’aménagement urbain.
Conduite par Banadji Boguel Pyrrhus, vice-président de la Sous-commission de prévention de la torture de la CNDH, la délégation est venue recueillir des éléments d’information nécessaires à l’élaboration d’un rapport de suivi sur la situation observée sur le terrain.
Au cœur des échanges : le statut juridique des espaces concernés par les opérations de déguerpissement à Toukra. La CNDH souhaite notamment établir avec précision la nature des terrains concernés, afin de déterminer s’ils relèvent du domaine public de l’État, des zones réservées à l’aménagement urbain ou encore de propriétés privées.
« Nous avons jugé nécessaire de nous rapprocher des autorités compétentes afin de disposer d’informations fiables et de produire un rapport équilibré », a expliqué Banadji Boguel Pyrrhus à l’issue de l’audience. Selon lui, les éclaircissements apportés par le ministre et ses équipes techniques constituent une base importante pour permettre à la Commission de poursuivre son travail d’analyse.
Les discussions ont également porté sur la dimension sociale de ces opérations, particulièrement la situation des familles affectées par les démolitions d’habitations. La question des conditions de vie des ménages concernés durant la saison des pluies a fait l’objet d’une attention particulière.
Le ministre Mahamat Assileck Halata et ses collaborateurs ont fourni à la délégation de la CNDH des éléments relatifs au contexte ayant conduit aux interventions sur le terrain, ainsi qu’aux dispositions envisagées pour accompagner la gestion de cette situation.
À l’issue de la rencontre, la CNDH a salué la disponibilité des responsables du département ministériel et la qualité des échanges engagés. Pour la Commission, ces informations permettront de mieux documenter la situation et de formuler des observations fondées dans son rapport.
Cette audience illustre l’importance du dialogue entre les institutions publiques dans la recherche d’un équilibre entre les impératifs d’aménagement urbain, de développement territorial et le respect des droits des citoyens.
La Rédaction



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