À l’heure où la gouvernance publique et la confiance citoyenne sont au cœur des préoccupations du continent, l’Afrique réaffirme sa détermination à faire reculer la corruption à travers une mobilisation collective axée sur la prévention, l’éducation et la promotion de valeurs éthiques.
Dans le cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée autour du thème « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruption à travers l’Afrique », les acteurs institutionnels du continent se sont retrouvés, le 13 juillet 2026, lors d’un webinaire organisé par le Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption. Cette rencontre virtuelle a constitué un espace d’échanges et de réflexion sur les stratégies à renforcer pour bâtir des sociétés plus transparentes et responsables.
Au centre des discussions : la nécessité d’adopter une approche multidimensionnelle dans la lutte contre la corruption. Les participants ont insisté sur le rôle déterminant de plusieurs piliers, notamment l’éducation des jeunes générations, l’influence des valeurs culturelles et religieuses, la responsabilité familiale ainsi que l’utilisation des innovations technologiques pour améliorer la transparence et la traçabilité des actions publiques.
Le Tchad, à travers l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), a marqué sa présence à cette importante initiative continentale. La Contrôleure Générale adjointe de l’AILC, Mme Fatime Abdelkerim Soumaila, accompagnée d’une délégation de collaborateurs, a pris part aux travaux, témoignant de l’engagement des autorités tchadiennes à participer aux efforts africains en faveur d’une gouvernance plus vertueuse.
Cette participation traduit la volonté de l’AILC de renforcer les échanges d’expériences avec les institutions africaines spécialisées et de contribuer à la mise en œuvre d’actions concrètes capables de prévenir les pratiques corruptives et de promouvoir une culture de responsabilité.
Au-delà des discours, cette journée rappelle que la lutte contre la corruption demeure un défi collectif nécessitant l’implication des États, des institutions, du secteur privé, de la société civile et des citoyens. En plaçant l’intégrité au cœur des comportements quotidiens, l’Afrique entend consolider les bases d’un développement durable fondé sur la justice, la transparence et la confiance.
MBAÏLEDE Trésor



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