La campagne de mobilisation autour du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3) poursuit son déploiement dans les zones pastorales de l’Ennedi-Est. En mission dans la sous-préfecture de Kaoura, les responsables provinciaux du recensement ont multiplié les échanges avec les communautés nomades afin de les encourager à participer pleinement à cette opération nationale.
Conduite par le chef de mission provincial, Abdelkhadir Altidjani Koiboro, assisté de son adjoint Hissien Abdoulaye Kari, la délégation, accompagnée du député Tahir Hissein Tyara ainsi que de plusieurs autorités locales, a rencontré les chefs traditionnels, les représentants des éleveurs et les notables de la localité.
Face à une population majoritairement pastorale, les responsables de la mission ont rappelé que le recensement constitue un levier stratégique pour une meilleure planification des politiques publiques. Ils ont insisté sur le fait que la participation de chaque ménage permettra à l’État de disposer de données fiables pour orienter les investissements en matière d’éducation, de santé, d’accès à l’eau, d’infrastructures et de développement local.
Les échanges ont également donné lieu à un dialogue franc sur les réalités auxquelles sont confrontés les éleveurs de Kaoura. Les représentants des communautés ont alerté la mission sur la propagation d’une maladie affectant gravement le cheptel, une situation qui menace directement les moyens de subsistance de nombreuses familles. Ils ont également plaidé pour le renforcement des infrastructures pastorales, notamment la création de points d’eau et d’aménagements adaptés aux besoins des populations nomades.
À l’écoute de ces préoccupations, le chef de mission a assuré que les différentes doléances seraient portées à la connaissance des autorités compétentes afin qu’elles puissent être examinées dans le cadre des politiques publiques en faveur des zones pastorales.
Au-delà de son objectif statistique, cette mission à Kaoura illustre la volonté des équipes du RGPH-3 de faire du recensement un véritable espace de dialogue avec les populations. En rapprochant l’administration des communautés les plus éloignées, cette initiative contribue à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, tout en rappelant que chaque personne recensée participe à la construction des politiques de développement de demain.
MBAÏLEDE Trésor



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