À quelques semaines de la rentrée scolaire, le climat se tend dans le secteur éducatif tchadien. Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, interpelle directement le gouvernement sur trois dossiers qu’il juge prioritaires et dont l’issue pourrait peser lourdement sur la reprise des cours.
Réunis ce lundi 17 août dans les locaux du SET, à l’école du Centre Abdelkader Djibia, les responsables syndicaux ont fait part de leurs préoccupations au cours d’un point de presse. Au cœur de leurs revendications : le paiement du demi-salaire du mois de février, la signature du protocole d’accord lié au décret n°2850 ainsi que la levée du moratoire concernant les autorisations d’étude.
Pour le SET, ces questions ne peuvent plus être repoussées. Le syndicat demande des réponses concrètes et rapides de la part des autorités, alors que se profile la rentrée scolaire 2026-2027.
Face à l’absence de solutions sur ces différents dossiers, le secrétaire général du SET, section de N’Djamena, Abdelkader Djibia, a adopté un ton particulièrement ferme. Il estime que le gouvernement dispose désormais de peu de temps pour désamorcer la situation.
« La rentrée scolaire 2026-2027 sera hypothétique si nos revendications légitimes ne sont pas satisfaites dans un bref délai », a-t-il averti.
Une déclaration qui sonne comme un avertissement à quelques encablures de la reprise des activités scolaires. Pour les enseignants, le règlement de ces revendications constitue un préalable important pour restaurer la confiance et permettre une rentrée dans des conditions normales.
Le premier point concerne le paiement du demi-salaire du mois de février, une question financière que le SET place au premier rang de ses préoccupations.
Le syndicat réclame également la signature du protocole d’accord relatif au décret n°2850, considérée comme une étape nécessaire dans la concrétisation des engagements attendus par les enseignants.
Enfin, le SET demande la levée du moratoire sur les autorisations d’étude, autre dossier qui, selon les représentants syndicaux, nécessite une décision rapide des autorités compétentes.
À travers ce point de presse, le SET-N’Djamena entend ainsi maintenir la pression sur le gouvernement et obtenir des réponses avant l’ouverture officielle de la nouvelle année scolaire.
Alors que les élèves, les parents et les enseignants se préparent à reprendre le chemin des classes, l’enjeu dépasse désormais le seul cadre des revendications syndicales. C’est la capacité des différents acteurs à trouver un compromis dans les prochains jours qui pourrait déterminer le visage de la rentrée scolaire 2026-2027.
Le message du SET est donc sans ambiguïté : sans avancées rapides sur les trois revendications, la rentrée pourrait être sérieusement compromise.
MBAÏLEDE Trésor



Laisser un commentaire