Corridor Douala–N’Djaména : le gouvernement accélère le suivi des travaux pour fluidifier les échanges
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Corridor Douala–N’Djaména : le gouvernement accélère le suivi des travaux pour fluidifier les échanges

Le corridor Douala–N’Djaména, véritable artère du commerce entre le Tchad et le Cameroun, fait l’objet d’une attention renforcée des autorités tchadiennes. La ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddèye, et le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, ont coprésidé, ce jeudi 20 août, une réunion consacrée au suivi du Projet de Performance du Corridor Douala–N’Djaména (PCDN).

Cette rencontre, qui a réuni la secrétaire d’État aux Infrastructures chargée de l’Entretien routier, Haoua Abdelkerim Ahmadaye Bakhit, ainsi que les équipes techniques des deux départements ministériels, intervient dans un contexte où la fluidité des échanges et la qualité des infrastructures routières demeurent des enjeux majeurs pour l’économie tchadienne.

Au centre des échanges : l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des principaux tronçons reliant la capitale tchadienne à la frontière camerounaise. Les discussions ont notamment porté sur les axes N’Djaména–Guelengdeng–Bongor et Bongor–Kélo–Moundou–Koutéré, maillons essentiels de la liaison avec le port de Douala.

Au-delà de l’état d’exécution des travaux, les responsables ont évalué les perspectives d’achèvement et les conditions nécessaires pour assurer la durabilité des infrastructures. L’objectif affiché est de disposer d’un corridor plus performant, capable de répondre à l’intensification du trafic des personnes et des marchandises.

La question de la sécurité et du confort des transporteurs a également occupé une place importante dans les discussions. Plusieurs aires de repos aménagées ou en cours d’aménagement à Loumia, Guelengdeng, Kolobo, Kélo, Moundou et Koutéré doivent permettre aux conducteurs de poids lourds de disposer d’espaces adaptés pour marquer des pauses dans de meilleures conditions.

Une attention particulière a été accordée au site de Koutéré, considéré comme un point stratégique du corridor en raison de l’importance du trafic de marchandises. Face à l’affluence des véhicules, la ministre des Transports a appelé à examiner la possibilité d’un élargissement de cette aire de repos, afin de mieux répondre aux besoins des transporteurs.

La réunion a également permis de faire le point sur la mise en œuvre des Marchés routiers à obligation de résultats (MROR). Ce mécanisme vise à dépasser la seule logique de construction ou de réhabilitation ponctuelle pour inscrire les infrastructures dans une démarche d’entretien continu et de performance durable.

L’enjeu est clair : garantir aux usagers un réseau routier maintenu à un niveau de service satisfaisant, tout en réduisant les risques de dégradation prématurée des ouvrages.

À travers ce suivi conjoint, les autorités entendent donner un nouvel élan au corridor Douala–N’Djaména, dont le bon fonctionnement conditionne une part importante des échanges commerciaux du Tchad avec l’extérieur.

Pour le gouvernement, l’amélioration des infrastructures, la sécurisation des déplacements et la modernisation des équipements dédiés aux transporteurs constituent autant de leviers pour réduire les contraintes logistiques, fluidifier le transport des marchandises et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Le message porté à l’issue de cette réunion est donc sans ambiguïté : sur cet axe vital pour le désenclavement du Tchad, le défi n’est plus seulement de construire, mais de maintenir, sécuriser et rendre durablement performant le corridor Douala– N’Djaména.

MBAÏLEDE Trésor

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