Après plusieurs semaines de suspension pour manquements aux normes sanitaires, les deux fabricants de yaourts ont satisfait aux mesures correctives exigées par les autorités. Leur reprise reste toutefois soumise à une surveillance renforcée, tandis que les produits fabriqués avant le 10 juillet 2026 demeurent interdits de circulation.
Dans un communiqué officiel publié ce 2 septembre 2026, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, indique que cette décision intervient à l’issue de contrôles effectués par l’Agence tchadienne de normalisation (ATNOR), le Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires (CECOQDA) et la Police sanitaire.
Les inspections menées les 6 et 18 août 2026 ont permis aux services compétents de constater la mise en œuvre effective des mesures correctives exigées des deux entreprises. Celles-ci ont notamment procédé au rappel des produits jugés non conformes, sous constat d’huissier, tout en améliorant leurs procédés de traitement et de fabrication.
Les producteurs concernés ont également renforcé leurs mécanismes de contrôle qualité, modernisé leurs installations techniques et engagé des mesures destinées à garantir le respect des exigences d’hygiène et de sécurité sanitaire. Un processus de mise en conformité avec la réglementation ainsi que des démarches en vue de l’obtention de l’attestation de mise sur le marché ont également été engagés.
La levée de la suspension constitue un signal favorable pour les deux entreprises, mais elle ne signifie pas la fin de la vigilance des autorités. Le ministère rappelle une interdiction stricte : les lots de yaourts produits avant le 10 juillet 2026 ne doivent en aucun cas être remis en circulation ni consommés.
Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités tchadiennes entendent renforcer le contrôle des produits alimentaires commercialisés sur le marché national. Le message du ministère est ainsi double : permettre aux opérateurs économiques de poursuivre leurs activités lorsqu’ils corrigent effectivement leurs manquements, tout en maintenant la priorité sur la sécurité des consommateurs.
À travers cette mesure, le ministère du Commerce et de l’Industrie réaffirme enfin sa volonté de promouvoir une industrie agroalimentaire davantage respectueuse des normes, de la réglementation et des impératifs de santé publique.
La reprise de Gamar et Lazza Yaourt reste donc encadrée par une exigence centrale : produire et commercialiser des denrées conformes aux normes pour garantir la sécurité des consommateurs tchadiens.
MBAÏLEDE Trésor



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