Les Pays les moins avancés (PMA) veulent parler d’une seule voix à l’approche de la COP31. Réunis depuis le 3 septembre à Dili, au Timor-Leste, les représentants de 44 pays examinent les principaux défis auxquels leurs États sont confrontés face à l’accélération du changement climatique.
Au cœur des échanges : le financement climatique, l’adaptation, mais aussi la question particulièrement sensible des pertes et dommages subis par les pays les plus vulnérables. Pour ces États, lourdement exposés aux conséquences du dérèglement climatique alors qu’ils contribuent faiblement aux émissions mondiales, l’enjeu est désormais de transformer les engagements internationaux en ressources concrètement accessibles.
Le Tchad participe à cette importante rencontre à travers Hamid Hissein Mahamat Itno, Directeur général des Ressources forestières, fauniques et des Pêches, représentant le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous.
Il est accompagné de Mahamat Abdoulaye Issa, Point focal du Tchad auprès de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
À l’ouverture des travaux, la délégation tchadienne a présenté la Déclaration du Tchad, mettant en avant les préoccupations et priorités du pays face aux effets croissants du changement climatique.
Le document insiste notamment sur la nécessité de renforcer la mobilisation des financements climatiques et surtout de garantir leur accès effectif aux pays qui en ont le plus besoin. Une question stratégique pour le Tchad, confronté à de multiples vulnérabilités environnementales et socio-économiques liées aux bouleversements climatiques.
La délégation tchadienne a également défendu le renforcement des mesures d’adaptation, indispensables pour permettre aux populations vulnérables de faire face aux conséquences du changement climatique, ainsi qu’une réponse plus concrète à la problématique des pertes et dommages.
Au terme de cette première journée de discussions, les représentants des 44 PMA ont franchi une étape importante en adoptant une Déclaration commune destinée à servir de référence dans les négociations internationales à venir.
Cette position collective intervient à quelques semaines de la COP31, prévue à Antalya, en Turquie. Elle traduit la volonté des pays les moins avancés de renforcer leur poids dans les négociations climatiques et de défendre des intérêts communs face à une crise dont les conséquences se font déjà sentir avec une intensité croissante.
À Dili, le message est donc clair : pour les PMA, l’urgence climatique ne peut plus se limiter à des engagements politiques. Elle doit s’accompagner de financements accessibles, de mécanismes d’adaptation efficaces et d’une réponse crédible aux pertes et dommages.
Pour le Tchad, cette réunion constitue ainsi une nouvelle occasion de faire entendre sa voix sur la scène climatique internationale et de rappeler que, pour les pays les plus vulnérables, la lutte contre le changement climatique relève autant de la justice climatique que de la survie et du développement durable.
MBAÏLEDE Trésor



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