La mobilisation annoncée par les organisations de diplômés pour le 9 septembre 2026 n’aura finalement pas lieu. Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, a décidé d’interdire la marche présentée comme pacifique par ses initiateurs. Une décision qui vient couper court à un rendez-vous que les diplômés entendaient utiliser pour faire entendre leurs revendications.
Le projet de marche des diplômés est désormais interdit. Dans un arrêté, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, s’oppose au rassemblement prévu le 9 septembre 2026.
Pour justifier cette décision, les autorités évoquent notamment le non-respect de certaines dispositions de l’ordonnance régissant les manifestations sur la voie publique. À cet argument juridique s’ajoute une préoccupation sécuritaire : les services compétents font état d’un « risque de trouble à l’ordre public ».
La décision met ainsi un terme, du moins dans sa forme initialement annoncée, à la mobilisation que les organisations de diplômés souhaitaient organiser. Ces dernières entendaient faire de cette marche un moyen d’expression collective autour de leurs préoccupations et de leurs attentes.
Alors que les préparatifs de la manifestation étaient annoncés, l’interdiction ministérielle impose désormais aux organisateurs de renoncer au rassemblement dans les conditions prévues.
Le message des autorités est sans ambiguïté : le 9 septembre, il n’y aura pas de marche sur la voie publique. L’administration fonde sa position à la fois sur le respect des règles encadrant les manifestations et sur la nécessité de prévenir d’éventuels incidents susceptibles d’affecter la sécurité et la tranquillité publiques.
Cette décision place les organisations de diplômés devant un nouveau défi : maintenir la mobilisation autour de leurs revendications tout en respectant le cadre légal fixé par les autorités.
Au-delà de l’interdiction elle-même, cette affaire pose la question de l’espace accordé aux mobilisations collectives et des modalités permettant aux citoyens de faire valoir leurs revendications dans le respect de la réglementation.
Pour les diplômés, la prochaine étape pourrait donc se jouer loin des cortèges de rue. Entre revendications sociales, respect des procédures administratives et impératifs de sécurité, le dossier reste susceptible de continuer à alimenter le débat public.
Une chose est désormais acquise : la mobilisation prévue le 9 septembre est interdite. Reste à savoir quelle réponse les organisations de diplômés apporteront à cette décision des autorités.
MBAÏLEDE Trésor



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