Sécurité routière : Police, Gendarmerie et ONASER unissent leurs forces pour freiner les accidents au Tchad
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Sécurité routière : Police, Gendarmerie et ONASER unissent leurs forces pour freiner les accidents au Tchad

Face à la persistance des accidents de la circulation et aux comportements à risque sur les routes, les acteurs tchadiens de la sécurité routière veulent passer à la vitesse supérieure. Police nationale, Gendarmerie nationale et Office national de la sécurité routière (ONASER) se sont retrouvés, ce mardi 15 septembre 2026, à l’Hôtel La Résidence de N’Djamena, pour un atelier consacré à la prévention et à la sécurité routière.

Organisée avec l’appui de l’Ambassade de France, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération policière entre la France et le Tchad et vise principalement le renforcement des capacités des acteurs opérationnels engagés dans la sécurisation des usagers de la route.

Au-delà des échanges techniques, l’atelier entend instaurer une véritable dynamique de coopération entre les différents services intervenant dans la chaîne de la sécurité routière. Un enjeu devenu particulièrement préoccupant à N’Djamena comme sur les principaux axes reliant la capitale aux provinces.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général adjoint de la Police nationale, le Général Paul Manga, a souligné la dimension stratégique de la sécurité routière, qui dépasse largement le seul cadre du contrôle routier.

Selon lui, la question touche à la fois à la sécurité publique, à la santé publique et au développement. Il a notamment évoqué plusieurs facteurs qui continuent d’alimenter les risques d’accidents : insuffisance du respect du Code de la route, incivisme, vétusté de certaines infrastructures routières, déficit de signalisation, difficultés liées à l’encadrement des auto-écoles et du transport de surface, mais aussi conduite en état d’ébriété.

Le responsable de la Police nationale a également insisté sur le caractère particulièrement accidentogène de N’Djamena et des grands axes routiers du pays. Une situation d’autant plus préoccupante que les accidents de la circulation affectent souvent une population jeune et active, avec des conséquences humaines, sociales et économiques considérables.

Pour le Général Paul Manga, l’efficacité de la lutte contre l’insécurité routière passe nécessairement par une meilleure coordination des services. L’objectif de l’atelier est ainsi de permettre aux acteurs opérationnels de confronter leurs expériences, d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et de dégager des pistes d’amélioration.

Le partage de l’information, la coordination interservices, l’identification des bonnes pratiques ainsi que les besoins en formation et en équipements figurent parmi les principaux axes de réflexion.

« La sécurité routière n’est pas une affaire de la Police nationale seule ou de l’ONASER, mais de tous », a pour sa part martelé le Directeur général adjoint de l’ONASER, Hassan Ibrahim Guiré.

À travers cette interpellation, le responsable appelle à une implication accrue de l’ensemble des agents et institutions concernés. Pour lui, la réduction durable des accidents exige une mobilisation collective et une présence plus efficace des acteurs de sécurité sur le terrain.

L’atelier apparaît ainsi comme une étape destinée à consolider les passerelles entre la Police nationale, la Gendarmerie nationale et l’ONASER. Une coopération jugée indispensable pour améliorer la prévention, renforcer le contrôle et mieux répondre aux comportements dangereux observés sur les routes.

Avec l’appui de la coopération française, les participants sont appelés à réfléchir à des réponses concrètes et adaptées aux réalités tchadiennes. L’ambition est claire : transformer les échanges en actions opérationnelles capables de contribuer à la diminution des accidents et à une meilleure protection des usagers.

Dans un contexte où la mobilité urbaine et interurbaine ne cesse de prendre de l’ampleur, le défi est désormais de faire de la sécurité routière une responsabilité véritablement partagée. Car sur les routes tchadiennes, prévenir un accident, c’est avant tout sauver une vie.

MBAÏLEDE Trésor

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