Le Comité multisectoriel de pilotage du transport urbain a officiellement lancé, ce samedi à la Place de la Nation, le programme de réglementation et d’identification des conducteurs de moto-taxis opérant dans la capitale. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la ville, Senoussi Hassana Abdoulaye.
L’initiative entend mettre davantage d’ordre dans un secteur devenu incontournable dans la mobilité quotidienne des habitants de N’Djaména. À travers cette opération, les autorités municipales et les différents acteurs impliqués veulent instaurer un dispositif permettant de mieux connaître, encadrer et identifier les conducteurs de moto-taxis.
La première phase du programme est consacrée à l’identification des conducteurs. Ceux qui seront intégrés au nouveau dispositif devront désormais être facilement reconnaissables dans la circulation.
Un système d’identification spécifique est prévu à cet effet. Les conducteurs concernés porteront notamment un gilet doté d’un numéro unique, accompagné d’un badge et d’autres éléments permettant de les distinguer clairement.
Pour lancer cette opération, la commune de N’Djaména met à disposition 100 gilets et 100 badges destinés aux premiers conducteurs bénéficiaires.
Au-delà d’une simple formalité administrative, cette identification constitue un outil de structuration du secteur. Elle doit permettre de disposer d’une meilleure visibilité sur les acteurs qui exercent cette activité et de faciliter, à terme, son encadrement.
Dans une capitale où les déplacements à moto occupent une place importante dans les habitudes de mobilité, la réglementation du secteur apparaît comme un enjeu majeur pour les pouvoirs publics.
Le programme porté par le Comité multisectoriel du transport urbain vise ainsi à renforcer l’organisation du transport par moto-taxi, tout en améliorant la sécurité aussi bien des conducteurs que des usagers.
L’identification visuelle des conducteurs pourrait notamment faciliter leur reconnaissance par les passagers et les services compétents, tout en contribuant à instaurer davantage de responsabilité dans l’exercice de cette activité.
Avec ce lancement, les autorités affichent leur volonté de franchir une nouvelle étape dans la gestion du transport urbain à N’Djaména. La démarche repose sur une logique de réglementation progressive, dont l’identification des conducteurs constitue le premier jalon.
Le déploiement de ce dispositif devrait ainsi ouvrir la voie à un secteur davantage structuré, où l’identification, la responsabilité et la sécurité occupent une place centrale.
À la Place de la Nation, le message est désormais clair : le transport par moto-taxi à N’Djaména entre progressivement dans une phase de formalisation, avec l’ambition de concilier mobilité urbaine, organisation du secteur et sécurité des usagers.
MBAÏLEDE Trésor



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