Entre savoir académique et pratique institutionnelle, l’Assemblée nationale a servi, ce jeudi 17 septembre 2026, de cadre à une rencontre consacrée aux mécanismes de la diplomatie parlementaire. La Commission des Affaires étrangères a accueilli une délégation de la Harvest Christian University, dans le cadre d’un programme d’immersion destiné à rapprocher les étudiants et chercheurs des réalités du fonctionnement des institutions de la République.
Conduite par le Professeur Houroupou Mbambai Jacques, responsable de l’École doctorale, et accompagné du Dr Ngankou, administrateur principal de l’université, la délégation académique était composée de doctorants, d’étudiants en master et d’auditeurs venus du Tchad et de plusieurs autres pays africains.
Présidée par la Vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères, Dr Awatif Eltijani Ahmed Koiboro, la séance de travail a permis aux participants d’entrer au cœur des mécanismes de la diplomatie parlementaire et de mieux comprendre le rôle du Parlement dans la conduite et le suivi de l’action internationale de l’État.
Au centre des discussions : le contrôle parlementaire de l’action extérieure de l’État, le suivi de la mise en œuvre des accords internationaux ainsi que les différentes dimensions de la diplomatie parlementaire.
Les échanges ont également mis en lumière la nécessité d’une articulation efficace entre les différentes institutions impliquées dans l’action diplomatique, notamment l’Assemblée nationale, le Sénat et le ministère des Affaires étrangères. Une coordination institutionnelle qui apparaît essentielle pour assurer un meilleur suivi des engagements internationaux du pays et renforcer la contribution du Parlement à la politique extérieure du Tchad.
Loin d’une simple visite institutionnelle, cette immersion a ainsi offert aux participants une occasion de confronter les enseignements théoriques dispensés dans les amphithéâtres aux réalités du travail parlementaire.
À travers cette initiative, la Harvest Christian University entend favoriser une formation davantage connectée aux réalités institutionnelles et professionnelles. Pour les étudiants et chercheurs présents, l’expérience constitue une opportunité de mieux cerner les responsabilités des parlementaires dans les relations internationales et les enjeux liés à la représentation du pays sur la scène africaine et internationale.
Cette rencontre illustre également l’importance du rapprochement entre universités et institutions publiques. En ouvrant ses portes au monde académique, l’Assemblée nationale crée un espace de transmission, d’échange et de réflexion susceptible de nourrir la formation des futurs chercheurs, diplomates, juristes et acteurs publics.
Au-delà des échanges protocolaires, cette séance de travail aura donc permis de poser les bases d’un dialogue plus étroit entre connaissance académique et pratique institutionnelle, avec, en toile de fond, un même enjeu : mieux comprendre les mécanismes par lesquels le Parlement participe à la défense et à la promotion des intérêts du Tchad à l’extérieur.
MBAÏLEDE Trésor



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