À l’occasion de la Journée internationale des langues des signes, célébrée ce 23 septembre 2026 autour du thème « Affirmer les droits fondamentaux des personnes sourdes », le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires réaffirme la nécessité de placer l’accessibilité et l’inclusion au cœur des politiques publiques.
Dans sa déclaration, la ministre souligne que les langues des signes ne constituent pas un simple moyen de communication, mais des langues à part entière, indispensables à l’exercice effectif des droits des personnes sourdes et malentendantes. Leur accessibilité doit notamment permettre un accès équitable à l’éducation, aux soins de santé, à la justice, à l’information et aux services publics.
Au Tchad, cette journée est présentée comme une occasion de réaffirmer la volonté des pouvoirs publics de construire une société où aucune catégorie de citoyens ne soit laissée en marge. La ministre inscrit cette ambition dans la vision nationale portée à travers les 12 chantiers, les 100 actions et le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », notamment son troisième chantier consacré à un « État solidaire pour tous ».
Le message gouvernemental insiste sur un principe central : l’accès aux services et à l’information pour les personnes sourdes ne doit pas relever de la faveur. « L’accessibilité n’est pas une faveur », rappelle la ministre, qui la présente comme une condition indispensable à l’égalité des droits et à la pleine participation à la vie nationale.
Cette orientation concerne également l’ensemble des personnes en situation de handicap, dont les compétences et les initiatives sont appelées à contribuer au développement du pays. Le gouvernement entend ainsi poursuivre ses efforts en matière de protection, d’autonomisation et de participation sociale.
La consolidation des mécanismes institutionnels dédiés aux droits des personnes handicapées, notamment à travers l’ANPPDPH, est également mise en avant comme un levier de cette politique d’inclusion.
Au-delà des engagements institutionnels, la ministre appelle à une participation accrue des personnes concernées dans l’élaboration des politiques publiques. Le principe « Rien sur nous sans nous » est ainsi placé au centre du message.
Pouvoirs publics, organisations de personnes en situation de handicap, société civile, partenaires, secteur privé et citoyens sont invités à faire de l’inclusion une responsabilité collective.
À travers cette déclaration, le ministère adresse enfin un message de soutien à la communauté sourde du Tchad, aux familles, aux interprètes en langue des signes et aux organisations engagées dans la défense des droits des personnes handicapées.
La Journée internationale des langues des signes 2026 apparaît ainsi comme un rappel : l’inclusion ne se mesure pas seulement aux discours, mais à la capacité réelle de chaque citoyen à accéder aux mêmes droits, aux mêmes services et aux mêmes opportunités.
MBAÏLEDE Trésor



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