Tchad : Adam Ismael plaide pour une plus grande implication du secteur privé dans la mise en œuvre du PND
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Tchad : Adam Ismael plaide pour une plus grande implication du secteur privé dans la mise en œuvre du PND

Le secteur privé doit-il être davantage placé au cœur de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) ? C’est le plaidoyer formulé par l’entrepreneur tchadien Adam Ismael, qui appelle à une implication plus structurée des opérateurs économiques nationaux dans les grands rendez-vous et mécanismes de développement du pays.

Dans une publication sur sa page Facebook officielle, l’entrepreneur estime que la réussite du PND ne saurait reposer uniquement sur les institutions publiques. Selon lui, les commerçants, importateurs, exportateurs, petites unités industrielles et entrepreneurs locaux constituent un maillon essentiel de l’économie réelle et devraient, à ce titre, être davantage associés aux stratégies nationales de développement.

Pour Adam Ismael, l’enjeu est désormais de dépasser une approche où les administrations et organismes publics occupent l’essentiel de l’espace lors des rencontres économiques internationales. Il préconise une participation plus importante des entreprises tchadiennes qui évoluent au quotidien dans le commerce, la transformation et les échanges régionaux.

Son constat porte notamment sur la nécessité de mieux intégrer les acteurs du commerce et de la transformation locale dans les opportunités ouvertes par les rencontres économiques internationales. Il cite notamment les importateurs de produits manufacturés, les exportateurs de matières premières ainsi que les petites industries spécialisées dans la transformation de l’huile, des produits laitiers et d’autres ressources locales.

L’objectif, selon lui, est de faire en sorte que les retombées des forums économiques se traduisent par des partenariats concrets, des investissements productifs et la création d’emplois sur le territoire national.

Parmi les pistes avancées figure l’organisation de forums B2B et de partenariats public-privé (PPP) entre les entreprises tchadiennes et celles de pays disposant d’une expérience industrielle et commerciale importante.

Le Nigeria, le Maroc, l’Algérie, la Chine, l’Égypte et la Turquie sont notamment cités comme des partenaires potentiels. Une telle démarche permettrait, selon l’entrepreneur, de favoriser les transferts de savoir-faire, l’accès au financement, la création de joint-ventures et l’ouverture de nouveaux marchés.

Dans cette dynamique, la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA) pourrait jouer un rôle de coordination, tandis que l’État assurerait un accompagnement institutionnel, technique et sécuritaire.

À l’approche de 2030, Adam Ismael appelle également à fixer des objectifs précis autour de deux leviers qu’il considère déterminants pour la transformation économique : l’électrification et l’industrialisation.

Pour lui, ces ambitions nécessitent une mobilisation collective associant pouvoirs publics, banques, investisseurs et opérateurs privés. Il insiste notamment sur la nécessité de créer un environnement permettant aux entreprises de produire davantage localement et de participer à la création de valeur.

Autre chantier évoqué : l’amélioration du climat des affaires. L’entrepreneur plaide pour une application effective des mesures d’incitation prévues par les lois de finances, ainsi que pour la réduction des obstacles qui freinent la circulation des marchandises entre les différentes villes du pays.

Le développement du tissu entrepreneurial passe également, selon lui, par un meilleur accès au financement. Il propose notamment la mise en place d’un fonds d’investissement et de garantie destiné à soutenir les initiatives créatrices d’emplois et de richesse.

Il estime par ailleurs que plusieurs institutions financières internationales pourraient être davantage sollicitées pour accompagner les projets tchadiens. Parmi elles figurent le FAGACE, la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD) et Afreximbank, aux côtés des banques commerciales.

L’enjeu serait désormais de transformer les intentions en projets suffisamment structurés et bancables pour attirer effectivement ces financements.

À travers cette prise de position, l’entrepreneur met surtout en avant une idée : la réussite du PND dépendra autant de la capacité de l’État à créer les conditions favorables que de celle du secteur privé à investir, produire et créer des emplois.

Son appel intervient ainsi dans un contexte où la diversification économique, l’industrialisation et le développement d’un secteur privé plus dynamique constituent des enjeux majeurs pour le Tchad.

Au-delà des forums et des annonces, le véritable défi reste désormais celui de transformer les opportunités en investissements, les investissements en entreprises et les entreprises en emplois et en valeur ajoutée locale.

MBAÏLEDE Trésor

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