Grande Muraille Verte : le Tchad prend les commandes du comité chargé de bâtir le futur réseau parlementaire sahélien
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Grande Muraille Verte : le Tchad prend les commandes du comité chargé de bâtir le futur réseau parlementaire sahélien

Réunis à Saint-Louis, au Sénégal, dans le cadre de l’atelier régional consacré à la Grande Muraille Verte, les parlementaires des pays membres ont franchi une étape importante avec la décision de créer un Réseau parlementaire dédié à la restauration des terres, à la lutte contre la désertification, au changement climatique et au développement durable des territoires sahéliens.

Au terme des échanges, le Tchad s’est vu confier une responsabilité stratégique. Le député Alhadj Tchoroma Adoum a été désigné président du Comité ad hoc chargé de préparer les textes fondateurs du futur réseau parlementaire. Une mission qui place le pays au cœur du processus de structuration de cette nouvelle plateforme de coopération parlementaire autour des grands défis environnementaux auxquels fait face le Sahel.

Le bureau du Comité ad hoc s’appuie également sur une représentation sous-régionale. Le Nigeria occupe la vice-présidence, tandis que le Burkina Faso et le Sénégal sont chargés du rapportage. Cette configuration traduit la volonté des pays membres de construire un mécanisme collectif, fondé sur la concertation et la mise en commun des expériences parlementaires face à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique.

Le mandat confié au Comité est particulièrement dense. Dans un délai de deux mois, ses membres devront élaborer les principaux textes devant encadrer le fonctionnement du futur réseau, notamment la Charte constitutive, le règlement intérieur et le plan d’action. Ces documents devront poser les bases institutionnelles d’une coopération parlementaire appelée à accompagner les politiques de restauration des terres et de développement résilient dans les territoires sahéliens.

Au-delà de la désignation de son représentant à la tête du Comité ad hoc, cette responsabilité offre au Tchad l’occasion de faire entendre davantage sa voix sur les questions liées à la désertification, à la restauration des écosystèmes et à l’adaptation au changement climatique. Dans une région particulièrement exposée à la dégradation des terres et aux bouleversements climatiques, la mobilisation des parlementaires apparaît comme un levier supplémentaire pour renforcer le dialogue politique et soutenir les initiatives en faveur du développement durable.

À Saint-Louis, les parlementaires ont ainsi posé les premiers jalons d’un cadre de coopération appelé à rapprocher action parlementaire, protection de l’environnement et développement des territoires. Pour le Tchad, la présidence du Comité ad hoc constitue à la fois une marque de confiance de ses partenaires et une responsabilité dans la construction d’un réseau parlementaire appelé à accompagner l’avenir écologique et socio-économique du Sahel.

MBAÏLEDE Trésor

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