Face à l’aggravation des effets du changement climatique, le Tchad cherche à renforcer sa capacité à accéder aux financements internationaux dédiés au climat. C’est dans cette perspective que le ministère de l’Environnement, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Autorité nationale désignée (AND), organise du 7 au 9 octobre 2026 un atelier consacré à la préparation de projets éligibles au Fonds vert pour le climat (FVC).
Ouverts par le Directeur de la lutte contre le changement climatique, Ali Brahim, les travaux réunissent plusieurs acteurs appelés à jouer un rôle dans la conception et la mise en œuvre des futures initiatives climatiques du pays.
L’enjeu dépasse la simple formation technique. Pour le Tchad, pays particulièrement exposé aux bouleversements environnementaux, l’accès aux ressources du FVC représente une opportunité de financer des réponses concrètes face aux sécheresses, aux inondations, à l’insécurité alimentaire, aux déplacements de populations et à la dégradation progressive des ressources naturelles.
Durant trois jours, les participants sont familiarisés avec les procédures et exigences du Fonds vert pour le climat. Comprendre son fonctionnement, maîtriser les critères d’investissement et connaître les différentes étapes du cycle de financement constituent autant de préalables pour faire émerger des projets susceptibles de convaincre les partenaires financiers.
Ministères sectoriels, organisations de la société civile, secteur privé, institutions de recherche, entités candidates à l’accréditation et représentants des communautés vulnérables prennent part aux échanges. Une diversité d’acteurs qui doit permettre de rapprocher les priorités nationales des réalités vécues sur le terrain.
L’accent est notamment mis sur la conception de projets « bancables », capables de répondre simultanément aux exigences techniques du FVC et aux besoins urgents des populations confrontées aux conséquences du changement climatique.
L’ambition affichée est désormais de passer de l’identification des besoins à la formulation de propositions concrètes. À l’issue de l’atelier, entre deux et cinq projets prioritaires devraient être retenus et faire l’objet de premières ébauches de notes conceptuelles.
Cette démarche pourrait contribuer à structurer progressivement un portefeuille national de projets climatiques et à améliorer la capacité du Tchad à mobiliser les ressources nécessaires à ses politiques d’adaptation et d’atténuation.
À travers cette initiative, les autorités entendent ainsi renforcer un maillon essentiel de la gouvernance climatique : la capacité à transformer les défis environnementaux en projets solides, financés et capables de produire des impacts tangibles pour les populations.
MBAÏLEDE Trésor



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