En déplacement à Koumra, le 16 octobre 2026, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abedrahim, a appelé à maintenir la vigilance contre le ver de Guinée. Cette visite a également été l’occasion d’examiner les difficultés du système sanitaire provincial et d’exiger une meilleure qualité des soins à l’hôpital provincial.
La lutte contre le ver de Guinée reste une priorité sanitaire au Tchad. À Koumra, chef-lieu de la province du Mandoul, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abedrahim, a effectué, vendredi 16 octobre 2026, une visite de travail consacrée notamment à l’accélération des efforts d’éradication de cette maladie parasitaire.
Au cœur de cette mission : la mobilisation des autorités administratives, des professionnels de santé et des partenaires, mais aussi l’amélioration des services de santé au bénéfice des populations.
À la résidence du Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Mandoul, Ahmat Abdallah Fadoul, une rencontre élargie a réuni les responsables sanitaires, les élèves des établissements de formation en santé, les chefs des services déconcentrés de l’État ainsi que les organisations de la société civile.
Les échanges ont permis de faire le point sur les avancées enregistrées dans la lutte contre le ver de Guinée et sur les besoins prioritaires du secteur sanitaire.
Selon les informations communiquées au cours de la rencontre par le ministre et le représentant du Centre Carter, deux cas ont été enregistrés dans la province depuis 2025, tous deux chez des animaux. Le premier a été signalé dans le district sanitaire de Béboro, tandis que le second a été identifié dans celui de Moïssala.
Ces résultats ont été salués par les responsables présents, qui ont reconnu les efforts déployés par les autorités provinciales et le personnel soignant. Toutefois, la présence de cas animaux rappelle la nécessité de maintenir la surveillance épidémiologique, la détection rapide et la sensibilisation des communautés pour éviter toute nouvelle transmission.
L’éradication du ver de Guinée exige en effet une vigilance constante et une collaboration étroite entre les services sanitaires, les partenaires techniques et les populations.
Au-delà de la lutte contre cette maladie, la rencontre a permis au Délégué général du Gouvernement de porter à l’attention du ministre plusieurs préoccupations majeures des populations et des professionnels de santé.
Parmi les besoins exprimés figurent la construction de nouveaux centres de santé, la réhabilitation des structures existantes, l’acquisition d’ambulances, le recrutement de nouveaux agents sanitaires ainsi que l’achèvement des travaux du district sanitaire.
Ces doléances mettent en lumière les défis auxquels la province reste confrontée pour garantir une couverture sanitaire adéquate et faciliter l’accès aux soins, notamment pour les populations éloignées des structures hospitalières.
La disponibilité des équipements, la présence du personnel qualifié et la capacité à évacuer rapidement les malades constituent autant de facteurs déterminants pour améliorer la prise en charge des patients.
La visite ministérielle s’est poursuivie à l’hôpital provincial de Koumra, où Dr Abdelmadjid Abedrahim a insisté sur plusieurs exigences liées au fonctionnement de l’établissement.
Le ministre a notamment demandé que les commandes de médicaments soient effectuées en temps réel afin de prévenir les ruptures de stocks et de garantir la continuité des traitements. Il a également mis l’accent sur l’amélioration de la prise en charge des urgences, un service essentiel où la rapidité d’intervention peut être déterminante pour sauver des vies.
Par ailleurs, il a invité le personnel soignant à intensifier les actions de sensibilisation en faveur de la mutuelle de santé, afin d’encourager davantage de personnes à adhérer à ce mécanisme de protection et de faciliter leur accès aux prestations sanitaires.
Ces instructions soulignent la nécessité de conjuguer disponibilité des médicaments, qualité de l’accueil, efficacité des soins et mécanismes de solidarité pour répondre aux attentes des patients.
À Koumra, cette visite aura ainsi permis d’aborder deux enjeux étroitement liés : préserver les avancées de la lutte contre le ver de Guinée et renforcer les capacités du système sanitaire dans le Mandoul.
Si les deux cas animaux rapportés depuis 2025 témoignent d’une situation à surveiller, l’objectif d’éradication impose de poursuivre les efforts jusqu’à l’interruption de toute transmission. Dans le même temps, les besoins exprimés par les autorités provinciales rappellent que la performance sanitaire dépend aussi des infrastructures, des ressources humaines et de la disponibilité des médicaments.
Le défi est désormais de traduire les recommandations formulées lors de cette mission en actions concrètes et durables, au service de la santé des populations du Mandoul.
MADJISSEMBAYE Djaïngué, correspondant de Chagra Média à Koumra.



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