L’intégration africaine s’est retrouvée au cœur des échanges ce dimanche à Al-Alamein, où s’est ouverte la 8ᵉ réunion de coordination de mi-année de l’Union africaine (UA). Réunissant des dirigeants et hauts responsables du continent, cette rencontre place la coordination entre l’organisation panafricaine et les communautés économiques régionales au centre des discussions.
Présidée par le chef de l’État égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, la réunion entend renforcer la cohérence des initiatives africaines et favoriser une meilleure articulation entre les différents mécanismes d’intégration. L’enjeu est notamment de rapprocher les politiques régionales et continentales afin de donner davantage d’efficacité aux actions communes.
Dans cette dynamique, le Tchad occupe une place active dans les travaux. Représentant le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République et Chef de l’État, le Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Ahmed Kogri, conduit la délégation tchadienne.
Il est accompagné notamment du Conseiller spécial du Chef de l’État, Mahamat Saleh Abdeldjelil, ainsi que de l’Ambassadeur du Tchad en Égypte. Cette participation inscrit N’Djamena dans les discussions consacrées aux priorités et aux perspectives de la construction africaine.
Au Centre international des congrès et des expositions d’Al-Alamein, les délégations examinent les moyens de renforcer la complémentarité entre l’UA et les communautés économiques régionales. La question de la coordination apparaît comme un enjeu majeur pour harmoniser les politiques, limiter les chevauchements institutionnels et accélérer la mise en œuvre des engagements pris au niveau continental.
Pour le Tchad, cette rencontre constitue également une tribune pour prendre part aux réflexions sur les grands défis de l’intégration africaine et faire valoir ses positions dans les cadres de concertation de l’UA.
À travers sa délégation conduite par Ahmed Kogri, N’Djamena réaffirme ainsi son implication dans les processus continentaux. À Al-Alamein, le débat dépasse les seules questions institutionnelles : il porte sur la capacité des États africains à mieux coordonner leurs efforts et à traduire les ambitions de l’intégration en résultats concrets.
La réunion de coordination de mi-année apparaît dès lors comme un espace stratégique de dialogue entre les différents niveaux de la gouvernance africaine, avec en ligne de mire une meilleure cohérence de l’action collective sur le continent.
MBAÏLEDE Trésor
