Nouakchott est devenue lundi le point de convergence des élus locaux et experts internationaux autour d’un enjeu majeur : la contribution des villes à la paix et à la sécurité dans le Sahel. La conférence « Construire la paix par la diplomatie des villes » a réuni des représentants de plusieurs pays de la région, parmi lesquels le maire de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye, également président de l’Association nationale des communes du Tchad.
L’événement a mis en lumière un constat partagé : face aux crises sécuritaires et sociales, les municipalités sont désormais des acteurs clés. Les villes, en première ligne, jouent un rôle crucial pour maintenir les services publics, protéger le tissu social et assurer une cohésion territoriale.
Les participants ont présenté les résultats d’ateliers menés avec des villes du Bénin, de Guinée, du Mali, de Mauritanie, du Nigeria et du Sénégal. Ces collectivités avaient été sélectionnées en 2025 dans le cadre de l’initiative de l’AIMF sur la paix et la sécurité dans les zones sahéliennes et frontalières. L’objectif : identifier des solutions locales face à l’augmentation des tensions dans leurs régions.
La conférence a également proposé deux tables rondes de haut niveau, dont l’une dédiée à la sécurité urbaine et à la cohésion communautaire. Le maire tchadien a partagé l’expérience de N’Djamena, soulignant la nécessité d’un soutien renforcé aux villes exposées à des crises répétitives et de plus en plus complexes.
Ce rendez-vous international réaffirme que dans un Sahel marqué par l’instabilité, la diplomatie des villes n’est pas seulement un concept : c’est une réponse concrète et urgente aux défis locaux.
La Rédaction
