À la veille de l’ouverture de la Conférence internationale consacrée à la gouvernance des plateformes numériques, un pas décisif vient d’être franchi par les régulateurs africains. Réunis à Pretoria, les membres du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) ont approuvé un nouveau guide pratique dédié à la régulation et à la gouvernance des plateformes numériques, un document stratégique destiné à harmoniser les pratiques sur l’ensemble du continent.
Sous la direction de Halimé Assadya Ali, Vice-présidente du RIARC et Présidente de la HAMA du Tchad, les travaux ont permis de consolider, enrichir et structurer un outil présenté comme indispensable pour faire face à un environnement numérique en pleine mutation. Les régulateurs ont insisté sur la nécessité d’un cadre commun afin d’anticiper les dérives, protéger les droits fondamentaux et assurer une information fiable, tout en préservant la liberté d’expression.
« Les progrès réalisés depuis la précédente étape à Praia témoignent de notre détermination à bâtir une gouvernance numérique solide, inclusive et respectueuse des droits humains », a déclaré Halimé Assadya Ali lors de la séance de clôture. Elle a appelé à un soutien accru de l’UNESCO et des partenaires techniques et financiers, estimant que l’Afrique devait renforcer son influence vis-à-vis des grandes plateformes pour mieux peser sur les décisions qui façonnent l’espace numérique mondial.
L’adoption de ce guide marque une avancée majeure pour la coordination africaine en matière de régulation numérique. En dotant les régulateurs d’un référentiel clair et partagé, le continent affirme sa volonté de reprendre la main face aux géants du web et de garantir un écosystème numérique plus sûr, plus transparent et plus équitable pour ses citoyens.
La Rédaction



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